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Le mois de mars est crucial pour l’avenir de la Grande Mosquée de Bruxelles. Pour en assurer la gestion, un candidat d’ouverture, M. Echellaoui, se retrouve face à des obligés de l’Arabie saoudite, bien décidée à poursuivre son travail de radicalisation, dont les tristement célèbres Brahim Laytouss et Nordine Taouil. Avec pour conséquence, la discorde totale au sein de la population belge.

Gestionnaire des lieux, depuis que le roi Baudouin avait offert cet ancien pavillon d’exposition internationale au roi Fayçal (1967), l’Arabie saoudite a transformé les lieux en un chancre de radicalisation islamique.

La rupture de ce « contrat » a placé les lieux sous la gestion de l’Exécutif des Musulmans de Belgique. Il s’agissait d’éradiquer l’influence perverse  de prédicateurs de haine, soutenus financièrement par le royaume wahabite.

Le danger venu d’Arabie saoudite ne relève pas de « fantasmes d’extrême droite », comme le prétendent les gauchofascistes de Territoires de la Mémoire, de Résistances ou de la nébuleuse CNCD11.11.11, entre autres.

Déjà en 2015, une note de la Sûreté de l’Etat mettait en cause la Grande Mosquée dont les prêches et les cours « promeuvent intrinsèquement le rejet de tous ceux qui ne sont pas salafistes et peut donc mener à un degré supérieur de radicalisation, voire à une radicalisation violente« .

En 2017, la commission d’enquête sur les attentats de Zaventem et Maelbeek avait recommandé d’écarter l’Arabie saoudite de la gestion de la Grande Mosquée. C’est chose faite et pendant la période transitoire (un préavis d’un an a été accordé »), c’est M. Salah Echallaoui, vice-président de l’exécutif des musulmans de Belgique qui devrait assurer la direction de la mosquée du Cinquantenaire.

Nous reprenons ici les propos de MM. Lahcen Hammouch, directeur de Al Mouwatin TV, et Sébastien Boussois, chercheur en sciences politiques associé à l’ULB (Bruxelles), auteur de Pays du Golfe, les dessous d’une crise mondiale : (Sous son impulsion), l’Exécutif des Musulmans de Belgique (EMB) et son Conseil des Théologiens organisent un séminaire mensuel destiné aux imams et conseillers islamiques en matière de prévention du radicalisme.

« De même, l’EMB a lancé depuis septembre 2015, une formation en didactique des cours de religion islamiques pour les enseignants, en collaboration avec l’UCL. L’EMB a également créé une ligne anti-radicalisme pour répondre aux questions que les gens se posent sur l’islam. Mais aussi pour déconstruire les discours radicaux (…) »

Le retour sournois de l’Arabie saoudite

Parmi les opposants à M. Echellaoui, « au moins deux ASBL se sont portées candidates pour reprendre la gestion de la Grande Mosquée et dans lesquelles on trouve des personnes nommées par… les Saoudiens, à savoir: Brahim Laytouss et Nordine Taouil, ayant des contacts avec des prédicateurs salafistes ! L’Arabie Saoudite ferait donc tout pour essayer de garder la main mise sur cette mosquée du Cinquantenaire que le Roi Baudouin avait « cédée » au Roi Fayçal, en 1967. Elle ne veut absolument pas perdre… ce « cheval de Troie ». Il est vraiment donc temps de veiller à ce que quelqu’un comme Echallaoui puisse porter son projet jusqu’au bout et puisse continuer à faire le nécessaire pour que les citoyens belges de confession musulmane portent en eux, une force vive qui leur permet de cohabiter en harmonie avec les différentes composantes de la société et de rejeter toute forme de repli et d’extrémisme, ou de rejet de l’autre. »

 

 

 

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