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Depuis le début de cette année, le pouvoir socialiste a interdit les sacs en plastique, en Wallonie (depuis janvier) et en région bruxelloise (depuis septembre). Le bon prétexte avancé : nous polluons la planète. Pour ce qui concerne la Belgique, c’est tout à fait faux – sauf pour les sacs poubelles qui restent une source de pollution majeure. Où est la logique dans tout ça ? Dans l’arrivée de nouvelles taxes, évidemment !

Dans les campagnes anti-sacs-en-plastique, la RTRBF comme RTL-TVI ont multiplié les images de « continents » de déchets plastiques flottant au milieu des mers, d’oiseaux et de mammifères marins étranglés par du plastique. C’est une évidence, et c’est tragique. Inadmissible.

Mais un détail a échappé aux journalistes, décidément fort peu curieux. Ces images dramatiques proviennent de l’Océan Indien et du Pacifique. A moins d’avoir inventé les sacs voyageurs, on comprend mal comment le sac plastique, reçu au marché de Gilly et rejeté après emploi pourrait parcourir la moitié de la surface de la Terre, franchir des montagnes et échouer au milieu du Pacifique.

On sait pourtant que 10 rivières sont responsables de 95 % de rejets de déchets plastiques : 8 sont en Asie (Mekong, Gange, Yang Tse, entre autres) et 2 en Afrique (Nil et Niger) ! Ne serait-il pas plus efficace d’abattre des arbres pour fabriquer le papier qui servirait à imprimer des prospectus d’information destinés aux populations réellement polluantes ?

Et par la même occasion, Ecolo ne pourrait-il pas arrêter de nous culpabiliser en nous rendant uniques ou principaux responsables de la pollution par le plastique ? S’il faut combattre la pollution, combattons-la dans les lieux où elle existe massivement !

Et à propos du remplacement des sacs plastiques par des sacs en papier, là encore, l’information subsidiée nous cache l’essentiel. Outre le fait que le sac en papier est nettement moins pratique que son équivalent en plastique, il faut relever que l’augmentation du nombre de sacs en papier va supprimer des forêts entières. On va donc remplacer une pollution par une catastrophe écologique.

Un exemple. Pour imprimer la seule édition du dimanche du New York Times, il faut abattre l’équivalent de trois terrains de football en forêt. On ne vous parle pas des 30 millions de litres d’eau nécessaires à la fabrication du papier. Et tout cela, 52 fois par an… Heureusement qu’avec ses 40.000 exemplaires de vente, Le Soir ne risque pas d’éradiquer la Forêt de Soignes !

Mais cela, les excités de l’antiplastique n’en ont cure : le sac en papier promet des rentrées fiscales juteuses. En effet, ce dernier est payant (au nom de l’écologie, bien sûr) et génère des taxes qui, au bout d’une année, représentent un joli magot pour l’Etat.

Voilà donc pourquoi l’ancien gouvernement PS/CDH de Wallonie et l’actuel gouvernement PS/CDH/DéFI se découvrent soudain une fibre écologique irrépressible. On parle même d’intercommunales pour la gestion de sacs en papier ! Par ici, les bonnes places et les voyages d’étude aux Seychelles pour s’informer de la manière dont les habitants locaux emballent leurs papayes dans du papier !

Et pourtant, la vraie écologie ne consisterait-elle pas à entretenir les tunnels, les ponts – pour la sécurité des citoyens – et surtout, les canalisations d’eau – pour la santé des citoyens –, en fin de vie et dangereuses pour la qualité de l’eau distribuée.

Reste la question des sacs poubelles. Selon Ecolo, un sac plastique met 400 ans à se dissoudre. Nous donnons rendez-vous à nos lecteurs, en 2417, pour vérifier si Ecolo nous raconté ou pas des carabistouilles. Comme les intercommunales des déchets ne pratiquent pas le tri systématique, le plastique des sacs poubelles, brûlé ou accumulé dans les représente une pollution majeure.

Que comptent faire les multiples gouvernements belges ? Créer des intercommunales surveillant les intercommunales du papier, elles-mêmes ajoutées aux intercommunales du ramassage des déchets, épiant les intercommunales anti-sacs en plastique, le tout sous l’égide d’Amnesty International et de la Ligue des Droits de l’Homme ?

A. De Kuyssche

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