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La Catalogne va-t-elle oser organiser son referendum le 1 octobre, que Madrid interdit ? Au cas où le référendum sur l’indépendance de la Catalogne était organisé, l’article 155 de la Constitution espagnole prévoit que Madrid peut envoyer la police nationale pour arrêter le processus. C’est la bombe atomique pour l’état espagnol ! Le faire présenterait un risque lourd de voir éclater une guerre civile à Barcelone et dans sa région.

L’attentat de Barcelone est passé au second plan. La grande question aujourd’hui en Catalogne, c’est le referendum sur l’indépendance du 1 octobre. Tic tac.

La Catalogne est riche et une majorité de ses habitants (7,5 millions d’électeurs) ne veut plus de l’intégration au Royaume d’Espagne. Lors de la précédente crise du même type, en 2008, le Pays Basque avait aussi voulu organiser un référendum sur l’indépendance… Le dernier recours, la Cour européenne, avait donné raison à Madrid et le référendum avait été annulé par le pouvoir basque. Les indépendantistes avaient reculé.

Ici, c’est nettement plus grave : la Catalogne est une région dont l’économie pèse beaucoup plus lourd dans le produit intérieur brut espagnol, et la volonté de Barcelone de s’émanciper de l’Espagne est plus forte et plus avancée dans son expression. Ils sont prêts à déclarer l’indépendance…

C’est la quinzaine de tous les dangers. A Madrid, le Premier ministre, le conservateur Mariano Rajoy, a clairement déclaré qu’il « ne pouvait pas accepter et ne voulait pas qu’un référendum indépendantiste ait lieu en Catalogne ». Il est soutenu dans sa démarche par le chef de l’opposition, le socialiste Pedro Sanchez.

A Barcelone, c’est le discours inverse : le président de la Generalitat Carles Puigdemont a livré un message clair :« nous envisageons de faire le référendum unilatéralement (sans l’accord de Madrid NDLR) ». Le public catalan semble cependant reculer face à l’énormité du choix au fil des jours et la belle majorité (70%) qui se déclarait pour l’indépendance, diminue de jour en jour (on se retrouve à moins de 60%).

Après l’attentat des Ramblas, le Roi d’Espagne et le Premier ministre espagnol étaient bien visibles dans les manifestations de soutien à Barcelone, et cette solidarité de l’Espagne a aussi fait craquer beaucoup de catalans.

La maire d’extrême gauche (Podemos) de Barcelone, Ada Colau, porte une responsabilité écrasante dans la tuerie. Elle a refusé de placer des barrières contre les véhicules-béliers après l’attentat de Nice.

Pendant ce temps, Barcelone panse ses plaies et sa maire Ada Colau (extrême-gauche) se fait très discrète, alors qu’elle est largement responsable du massacre des Ramblas, pour avoir refusé de fermer l’avenue avec des blocs de béton, après l’attaque terroriste de Nice. On connait le résultat ! Cette maire est une activiste d’extrême gauche qui n’a jamais rien fait d’autre que militer agressivement pour Podemos… Voilà ce que donne la démagogie de gauche qui refuse de reconnaître le danger de l’islamisme/Ada Colau menaçait même avant l’attentat les catalans de souche d’assignation en justice s’ils osaient critiquer l’islam…

L’exécutif espagnol est prêt à prendre toutes les mesures possibles pour que le vote n’ait pas lieu, mais Madrid veut la jouer discrète, sans avoir à prendre des mesures chocs (l’article 155 de la Constitution) qui placeraient les indépendantistes catalans en position de victimes.

« Le référendum d’indépendance en Catalogne est non négociable » indiquait il y a quelques jours encore, la vice-présidente de la Generalitat, Sáenz de Santamaría…

Nous ne prenons pas parti. C’est ce qu’on verra très bientôt…

C.T.

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