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L’Afsca (Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire) pratique la discrimination à grande échelle. Impitoyable pour les petits producteurs de fromage de Herve, sans pitié pour les pâtissiers verviétois et leurs tartes au riz, cette administration sait se montrer bienveillante à l’égard des marchands de malbouffe qui nous empoisonnent avec les kebabs, dürüms et pittas aux origines douteuses. Et l’Union Européenne lui donne raison !

Démonstration. L’information n’a pas fait la Une des médias subsidiés, et pourtant, elle concerne notre santé à tous. Et certainement le bien-être des consommateurs de kebabs. Le parlement européen et la Commission européenne ont approuvé l’addition de produits chimiques dans les kebabs, afin de « mieux structurer la viande » utilisée pour ces aliments plus néfastes que les hamburgers, tant décriés par les bobos gauchistes.

Des produits chimiques dans la viande ? Et pas n’importe lesquels : des produits à base de phosphate !

Il faut rappeler que les phosphates sont utilisés à grande échelle dans l’agriculture. Grands pollueurs des sols, dangereux pour la santé s’ils sont mal dosés, ils sont dans le collimateur des Ecolos… qui restent sans voix, quand il s’agit d’additionner des phosphates à la viande des kebabs ! Dès qu’il s’agit de préserver son électorat allochtone, Ecolo se montre prêt à tous les accommodements.

Si des phosphates sont utilisés dans l’alimentation, la mention E452 est obligatoire sur l’emballage. Mais comment vérifier si le dosage de phosphate dans un tas de viande est bien respecté ? Déjà que des contrôles, en France, ont montré que les kebabs se composaient de viandes diverses, de mélanges de viandes fraîches et avariées et, dans quelques cas, de chair de chats !

Ce sont donc ces pratiques que les eurocrates acceptent. Ils ont voté pour la malbouffe, alors qu’ils s’acharnent sur des chaînes comme McDonald, qui respectent des règles d’hygiène strictes – quoi que l’on puisse penser du fast food.

Le fast food d’origine turque et arabe ne semble pas inquiéter nos eurocrates. Et aussi, l’Afsca.

Quand il s’agit de débarquer, comme un peloton de gestapistes, chez de petits restaurateurs belges, l’Afsca se révèle inflexible. Pour les débiteurs de kebabs, pas ou très peu de contrôles, avec à la clé, toujours la même excuse : « Nous manquons de personnel ».

Il ne fait aucun doute que les kebabs aux phosphates représentent un réel danger pour la santé. On aimerait aussi entendre les diététiciens qui font une crise cardiaque dès qu’on leur parle de frites belges ou de Big Mac.

On ne compte plus les petits commerçants belges, oeuvrant dans l’horeca, qui ont dû fermer leur entreprise, parce que l’Afsca avait décelé des manquements, tels que… un plafond mal peint !

S’il est indispensable que la santé des consommateurs soit prise en compte, qu’elle le soit pour tous. Y compris dans les malodorantes boutiques à kebabs. Ce qui a été voté au parlement européen (l’autorisation de phosphates dans les kebabs) montre combien il se moque du sort des petits indépendants. Et finalement de la santé des consommateurs.

A.D.

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