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Panique au PS de Liège. Un sondage, organisé notamment par le quotidien La Meuse est assassin pour Willy Demeyer & Co : le PTB est crédité de 28,3 % des voix (il en récoltait 6,4 %, en 2012) et le PS se retrouve en troisième position, après le MR ! De quoi inspirer aux camarades, orphelins d’André Cools, des combines afin de se maintenir au pouvoir.

Nombre de socialistes, du genre girouette folle, multiplient les appels du pied au PTB, après l’avoir trouvé infréquentable jusqu’il y a peu. On multiplie les mamours vers le parti de Raoul Hedebouw ; on lui trouve toutes les qualités ; ceux qui, comme Demeyer, avaient oublié le côté social du socialisme, sont prêts à faire leur autocritique devant le soviet des camarades, comme à la grande époque de Staline – mais avec moins de danger : on ne fusille plus les repentis, tombés en disgrâce.

Or donc, un rapprochement PS-PTB, à Liège, est tout à fait possible. D’autant plus que cette éventualité provoque des crises d’urticaire chez Di Rupo et Magnette, qui veut gauchir le PS, afin de regagner les PS partis au PTB. Et comme Liège déteste le PS du Hainaut, il devient tout à fait plausible de voir un PSPTB dans la Cité Ardente.

A l’ouverture de la chasse, le PS trustait naguère les rôles de chasseurs, décidés à abattre tout ce qui bougeait et les têtes qui dépassaient du rang. Aujourd’hui, le voilà transformé en bête traquée, contrainte à vendre chèrement sa peau, même si elle est plutôt pelée.

Et Demeyer n’a aucune intention de quitter le pouvoir. Il fera tout pour sauver sa tête. Il racole tout qui a un rapport même lointain avec le rouge. Ainsi, il a invité Pierre Eyben à prendre la parole et à exposer le programme de son parti, Demain, à l’université d’automne de la fédération liégeoise du PS. A (l’extrême) gauche, toutes : Eyben est un ex-communiste passé par Vega et à présent militant d’une dissidence de cet éphémère parti, dénommée Demain.

On finirait par croire que le PS est devenu modeste et s’ouvre aux autres. Pas du tout : il s’agit d’abord de se maintenir au pouvoir, en ralliant toutes les sensibilités gauchistes, qui devraient redorer le blason du parti d’Elio.

Le grand perdant de ces manœuvres désespérées, c’est le citoyen liégeois. A supposer que l’opération PSPTB & Co réussisse, cela promet un avenir sombre aux Liégeois. Imaginez une Cité Ardente livrée au PS, mais en pire. Vos économies pourchassées, la rue abandonnée aux « migrants », le multiculturel imposée dans les écoles et, tant qu’on y est, les enfants invités à dénoncer leurs parents qui ne seraient pas d’accord avec les élus de la gauche persécutrice – comme en Union soviétique.

A côté d’une droite molle, prête à toutes les compromissions et à abandonner l’intérêt général pour de sordides prébendes personnelles, le Parti Populaire propose un programme empreint de liberté et de défense des libertés. Liège appelle au secours !

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