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C’est peu croyable, mais vrai. Cela prouve une fois de plus combien l’islam se veut un système politique complet pour la société, et est une religion arriérée.

Hayrettin Karaman (photo de tête), un théologien turc de renom et auteur de “fatwas”, ces édits religieux en forme de malédiction, travaille pour le compte du parti islamiste de Recep Tayipp Erdogan, l’AKP et pour le président omnipotent lui-même.

Karaman (au centre) avec son protecteur Erdogan. Une petite fatwa contre ceux qui auraient mal voté?

Ce brillant docteur de la foi musulmane a écrit dans un des journaux proches du régime peu avant le référendum du 16 avril, que voter OUI à ce référendum ordonné par Erdogan était un « fard », le terme islamique qui désigne l’obligation religieuse.

Pour se faire bien comprendre, notre brillant théologien a ajouté que les électeurs qui voteraient NON étaient, tout simplement, des opposants à l’Islam… Et on veut nous faire croire que l’islam turc est plus « progressiste » ou moins intolérant que celui d’autres pays musulmans !

Rappellons que ce docteur de la foi travaille aussi régulièrement comme conseiller spirituel du grand homme d’Ankara, Erdogan lui-même. Heureux de l’apprendre.

Le cheik Ahmed al Tayeb au Caire avec Flamby (Hollande): il ne peut pas exclure les criminels de l’Etat Islamique de l’lslam parce qu’ils croient en Allah. Super, la religion de paix et d’amour!

En Egypte, au lendemain des attentats sanglants du dimanche des rameaux, avant Pâques, contre deux églises coptes, et alors que de nouvelles menaces et tentatives d’attentats ont été déjouées par la police ce lundi 17 avril encore, c’est l’Etat Islamique qui a revendiqué ces actes barbares contre les chrétiens.

Malgré cela, l’Université Al-Azhar et sa faculté de théologie, « phare pour les croyants », se refuse toujours à déclarer que l’Etat Islamique est apostat, en d’autres mots que leurs actions ne sont pas acceptables par l’islam.

L’université Al Azhar, au Caire, le « phare des croyants » pour les musulmans.

Après la revendication des attentats par l’EI, de vives critiques ont été émises contre cette attitude de l’université, accusée de soutenir l’extrémisme religieux.

Quelques docteurs de la foi islamique; ceux-là même qui se refusent à se désolidariser des terroristes de l’EI. 

Il faut dire que les syllabus utilisés par les enseignants en Théologie à l’université Al-Azhar contiennent des passages très violents. En décembre 2015, le directeur de l’université Al Azhar, le Sheikh Ahmed al-Tayyeb avait publiquement annoncé qu’il ne pouvait considérer l’Etat Islamique comme apostat, parce que les membres de l’IS croient en dieu (Allah) et dans le jugement dernier (Youm al-Qiyama).

Si le « phare de la théologie » de l’Islam le déclare de cette façon, comment d’autres peuvent-ils parler d’islam « modéré »? 

C.T.

 

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