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8.500 migrants en trois jours, noyade d’au moins 700 personnes selon les gardes-côtes italiens; la situation devient catastrophique en Italie du Sud, particulièrement en Sicile et en Calabre où les migrants illégaux sont rassemblés et pris en charge par le gouvernement italien, avant d’être lâchés dans la nature et de remonter vers les autres pays d’Europe. Le gouvernement italien a tiré solennellement la sonnette d’alarme sur base d’un rapport des services secrets italiens: un «tsunami» de réfugiés est en vue au cours des deux prochains mois. Entre 300.000 et 500.000 migrants seraient en train de se presser sur les côtes libyennes principalement, pour tenter la traversée!

Réfugiés2Des scènes épouvantables ont eu lieu et les autorités italiennes ont arrêté des migrants musulmans accusés d’avoir balancé à la mer d’autres réfugiés dans la même embarcation, lorsqu’ils ont appris que ces derniers étaient chrétiens.

En Italie du sud, les préfets locaux et les ONG parlent d’une saturation des centres d’accueil des réfugiés. Face à l’afflux des migrants, le ministère de l’Intérieur a adressé une circulaire aux préfets en vue de trouver d’urgence des places pour 6.500 migrants, en plus des 70.000 places actuellement occupées. Mais les préfets sont pris en étau entre le ministère de l’Intérieur et les collectivités locales qui rechignent à s’engager.

Le très sérieux Corriere della Sera prévient: « ceux qui consacrent une attention professionnelle aux flux migratoires en provenance de la Libye estiment que l’Italie a deux mois, trois au maximum, avant que s’abatte sur nos côtes méridionales un «tsunami» de déshérités : 250.000 selon les optimistes, 500.000 pour ceux qui pensent que le «bassin» sera plus ample ». La fourchette est cependant inférieure de moitié à celle (500.000 à un million de réfugiés en 2015) évoquée par le Directeur exécutif de l’agence Frontex, Fabrice Leggeri, en mars dernier, mais contestée jusqu’ici par le gouvernement italien. Il faut rappeler que l’Italie a dû faire face à un flux de 170.000 réfugiés pour toute l’année 2014 et que l’on estime le nombre de migrants pris en charge en Italie ou laissés à eux-mêmes à 250.000 pour se rendre compte de l’ampleur du drame humain en préparation et de la menace pour l’Europe.

Tous ces gens remontent ensuite vers le reste de l’Europe et vont grossir les rangs des illégaux, sans qualifications professionnelles et ne parlant pas les langues européennes, qui vivent de l’aide publique ou travaillent au noir dans des filières où ils sont exploités. Depuis le début de l’année, plus de 19.000 migrants ont déjà débarqué sur les côtes italiennes et les centres d’accueil sont au bord de l’explosion. Des embarcations échappent à toute détection: un bateau transportant des dizaines d’hommes et venant de Tunisie a atteint par exemple les côtes italiennes et on n’a retrouvé qu’une dizaine de ces hommes. N’y a-t-il pas de djihadistes parmi ces arrivants ? C’est dans ce cadre que le député fédéral du Parti Populaire, Aldo Carcaci, parlait d’une immigration véritable cheval de Troie du djihadisme…

Le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU (UNHCR) a lancé, mercredi, un appel aux gouvernants européens afin que soient «renforcées et améliorées de manière urgente les capacités de recherche et de secours» en Méditerranée. « Mare Nostrum n’a jamais été remplacée par une opération de sauvetage équivalente », a déploré le Haut-Commissaire aux réfugiés. Frontex, qui doit garder les frontières de l’Union, sert aujourd’hui à aller chercher les embarcations pleines de migrants jusque dans les eaux territoriales libyennes ou égyptiennes et à les amener en Italie. Ce n’est pas son rôle et un tel transfert n’est pas souhaitable.

Le président du Parti Populaire, Mischael Modrikamen (centre et les députés André-Pierre Puget et Aldo Carcaci du PP, rencontrent le maire de Palerme, M. Orlando lors de leur visite en Sicile
Le président du Parti Populaire, Mischael Modrikamen (centre et les députés André-Pierre Puget et Aldo Carcaci du PP, rencontrent le maire de Palerme, M. Orlando lors de leur visite en Sicile

Une délégation du Parti Populaire belge, menée par son président Mischaël Modrikamen, s’est rendue en Sicile ces derniers jours pour se rendre compte sur place de la situation et dégager des solutions pour l’Europe. Ils ont été reçus par le maire de Palerme et par toutes les autorités concernées. LE PEUPLE va y revenir dans les jours prochains.

C.T.

 

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