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7highres_00000403202570Comme on l’a déjà communiqué, dans les fractions politiques du Parlement européen, on a donné le départ à la discussion des candidatures aux postes dirigeants dans l’UE. Les élections au principal organisme législatif de l’Europe se passeront en mai de 2014.

La campagne de la préparation se déploie donc dans les pays membres de l’Union Européenne. Cependant, les politologues marquent dans les humeurs des habitants du continent une croissance du pessimisme et de la méfiance envers les structures européennes du pouvoir. En même temps, grandit la popularité des politiques qui promettent aux électeurs une panacée rapide et universelle contre tous les malheurs.

Ces jours-ci, les politiques et les experts discutent les résultats du sondage fait par l’Institut de l’étude de l’opinion publique – IFOP, publié par l’hebdomadaire français Le Nouvel Observateur. Le sujet du sondage, c’était de savoir si les Français sont prêts à voter pour tel ou tel candidat aux élections au Parlement européen ayant lieu en mai de 2014. On a appris que 24 pour cent des participants – la quantité maximale – ont préféré le Front national. Les principaux points du programme du front sont, comme l’a déclaré son leader Marine Le Pen, le renoncement de la France à la participation à la création de ce qu’elle appelle « l’Union Soviétique européenne », et la lutte contre « la migration musulmane » ainsi que le retour à la monnaie nationale.

« La Finlande, la Suède, l’Italie, la Hongrie et maintenant, encore l’Allemagne, – écrit la revue allemandeInternationale Politik : – dans différents pays de l’Europe, les forces de la droite et de la gauche radicale fêtent leur succès. Est-ce qu’en effet, nous traversons aujourd’hui « l’heure du populisme » ? Une « Internationale populiste », n’apparaitra-t-elle pas en Europe ? Oui, un tel danger existe, trouve le responsable du service des évaluations stratégiques du Centre de l’analyse des situations de l’Académie des Sciences Russe Sergueï Outkine.

« Il est clair que dans le contexte des élections au Parlement Européen, – dit l’expert, – ces notes dépressives qui se manifestent dans les sondages, se feront sentir au cours du vote. Cela peut, en particulier, amener à l’augmentation de la part des forces de l’extrême droite, qui, comme on le sait, sont sceptiques au sujet des perspectives de l’intégration européenne. Et si dans le Parlement européen, comme on peut le supposer, il devient impossible de prendre des décisions sans acquisition du consensus entre le centre de la gauche et de la droite, ce sera un obstacle supplémentaire pour la prise des décisions en UE. »

Le directeur des programmes dans le Fonds allemand Bertelsmann Joachim Fritts-Wanname n’est pas enclin à dramatiser la situation.

« Les humeurs antieuropéennes se manifestaient depuis longtemps dans plusieurs pays, – a dit l’expert à La Voix de la Russie. – Par exemple, en France, que je connais particulièrement bien, dès la création de la Communauté Économique Européenne, environ un tiers de citoyens se produisaient contre l’intégration. Les phénomènes analogues se manifestent dans nombre d’autres pays, y compris, dans les nouveaux pays – membres de l’Union européenne, où les forces nationalistes et populistes tentent de gagner sur le sujet de l’Europe un capital politique. »

 Quoi qu’il en soit, les discussions sur la menace de la croissance de l’influence des forces de la droite dans la future composition du Parlement européen continuent à s’aggraver, heureusement, – il s’agit seulement d’une menace.

L’Union Européenne, choisit-elle la droite? – Dernières infos – Politique – La Voix de la Russie.

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