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Accrochez-vous ! L’Union Européenne prétend manquer d’argent. Elle dispose d’un budget de 1.090 milliards d’euros pour la période 2014-2020. Le départ de la Grande va représenter un manque à gagner de 12 milliards d’euros. Et, selon Jean-Claude « hips » Juncker, ce sera la catastrophe. Quand on manque d’argent, parce qu’on l’a gaspillé, où va-t-on le chercher ? Dans la poche du contribuable, pardi !

La presse subsidiée nous avait pourtant dit que le Brexit (départ de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne) représenterait une catastrophe pour les Anglais. Quant à l’Union Européenne, un avenir radieux l’attendait. Encore une fois, cette bonne presse nous a menti. Les nuages s’accumulent. La catastrophe, c’est en Europe qu’on va la connaître !

Sans l’apport de la contribution anglaise, l’Europe de Juncker ne pourra pas boucler son budget. Embêtant, à un an des élections européennes… Un observateur impartial objecterait que si la contribution anglaise disparaît, les dépenses en faveur des Anglais disparaissent de même – donc, moyennant de menus aménagements, il devrait être possible de trouver l’équilibre. Eh bien, non ! Même si la Grande-Bretagne devait allonger 200 milliards d’euros pour prix de son départ, les Grands Gaspilleurs de l’Union Européenne se retrouvent avec des fins de mois difficiles.

Grands Gaspilleurs, en effet. On ne compte plus les sommes colossales jetées par les fenêtres. Les deux sites du parlement, par exemple : l’un, à Bruxelles ; l’autre, à Strasbourg. Rien que les frais de déplacements des parlementaires (sans compter leurs frais de bouche et autres amuse-gueules qui coûtent un bras) vont chercher dans les dizaines de millions d’euro, tous les ans ! Le financement de l’invasion de l’Europe, via la Méditerranée et les Balkans, les somptueux cadeaux offerts aux chefs d’Etat africains à titre d’assistance humanitaire (mais qui disparaissent sur des comptes en Suisse), les aides à la malheureuse Palestine (qui prennent le même chemin vers les hauteurs des Alpes) feraient rêver une centaine de gagnants du gros lot à l’Euromillion.

Question de faire passer la pilule, le commissaire européen au Budget, Günther Oettinger, a annoncé des coupes dans les dépenses. Premières victimes : les agriculteurs ! Mais cette baisse des dépenses ne représenterait qu’un tiers du problème. Restent à trouver les deux autres tiers. Où ? Dans la poche du contribuable, vous vous en doutiez.

Bien qu’il soit connu pour être pour consommer autre chose que du café, Jean-Claude Juncker a eu le culot de dire : « L’Union Européenne coûte une tasse de café par jour au contribuable européen« .

Prenons-le au mot. Dans un restaurant du parlement européen, il est demandé 4,50 euros pour un café. Cela fait 1.642,5 euros par an (1.647, les années bissextiles). L’équivalent de 2 mois de pension pour un petit indépendant, mais le 15ème d’un salaire mensuel d’un parlementaire européen.

Si donc, on retenait 1.500 euros par mois (ne soyons pas vaches) à un parlementaire européen, on pourrait déjà aimablement combler le trou dans le budget. A raison de 766 parlementaires, cela donnerait une économie de 1.149.000 euros par mois et, divine surprise, 13.788.000 euros par an. Dans un effort de solidarité, les parlementaires nationaux pourraient, eux aussi, contribuer à l’équilibre du budget européen, eux qui se montrent tellement enthousiastes à l’égard de l’Union Européenne. Avec ses 6 gouvernements et 7 parlements, la Belgique deviendrait en Europe l’équivalent de l’Arabie saoudite, contributrice de choc à l’ONU !

Mais nous rêvons. Apprétez-vous, frères et soeurs contribuables, à sacrifier de futurs achats pour renflouer les caisses de l’Europe et permettre à ses profiteurs de ne pas toucher à leur train de vie. L’Europe, c’est une grande famille. N’oubliez pas les étrennes de ses privilégiés.

F.M.

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