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Le Ministère de Maggie De Block vient d’annoncer que les personnes du groupe défini comme HSH (Homosexuel homme) pourront faire don de leur sang, après 12 mois d’abstinence.

Avant de polémiquer sur cette mesure inutile, pour le coup « stigmatisante », il faut bien comprendre que le sang est testé à chaque don et donc pour chaque poche.
Il est évident que le sang doit être analysé pour vérifier « groupe » et « rhésus » et autres aspects de compatibilité afin d’éviter tout accident de « non-concordance » physiologique.

Les contrôles effectués aujourd’hui sont très sévères pour détecter les virus les plus dangereux : plusieurs formes d’hépatite, SIDA et d’autres contaminations virales ou bactériennes possibles comme la syphilis, etc…
Dans certains cas plus spécifiques des contrôles de maladies parasitaires sont également effectués (malaria, maladie de Chagas).

Les gays sont peut-être « à risque », mais beaucoup d’hétérosexuels le sont tout autant, si pas plus (multipartenaires, tourisme sexuel, rapports non protégés, etc….). C’est donc aujourd’hui un faux débat.

Les risques après tous les contrôles d’être contaminé existent toujours, mais la probabilité est très infime.
Peu importe la provenance du sang : d’un(e) homosexuel(le) ou hétérosexuel(le), il est testé et la probabilité d’erreur est la même dans tous les cas.
Ce qui nous interpelle : comment les médecins vont pouvoir déterminer s’il y a eu abstinence de 12 mois ou pas ?

le-drapeau-homosexuel[1]

En réalité ce n’est pas l’abstinence qui est à déterminer, mais ce sont les risques pris par n’importe quel individu, quel que soit son orientation sexuelle.

Maggie De Block sait-elle que certains hétérosexuels ont des comportements à hauts risques notamment avec la libération des mœurs sur les trois-quarts de la planète et que les voyages se sont généralisés ?

Croit-elle encore à un monde de vierges et de puceaux ?

Donc la mesure de l’abstinence durant 12 mois, rien que pour les gays n’a aucun sens. Ou alors c’est valable pour toute personne ayant une sexualité à risque…. comment l’appréhender ?
Tous les efforts doivent tendre vers des tests sanguins irréprochables en validité, avec rejet automatique en cas de doute sur l’interprétation de ceux-ci.

L’abstinence des donneurs est impossible à déterminer !

JACQUES D’EVILLE

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