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Les médias nous inondent de chiffres, de statistiques et de tableaux, mais n’établissent pas les rapports entre eux. Voici quelques remarques intéressantes pour le pays où le travailleur est le plus taxé AU MONDE.

Oui, que font nos chers gouvernants, issus des partis traditionnels, avec notre argent ?

Car nous leur en donnons beaucoup. Les impôts sur le travail, par exemple. Avec une imposition à 55,2 %, nous sommes les champions du monde.

1. 55,2 % D’IMPÔTS SUR LE TRAVAIL. A titre de comparaison : Slovénie (42,6 %), Suède (42,9 %), Tchéquie (42,8 %), Finlande (43,9 %), France (47,5 %), Italie (49 %), Hongrie (49 %), Allemagne (49,4 %), Autriche (49,5 %).

Source : https://www.facebook.com/worldeconomicforum/videos/10153416868241479/

Avec une ponction aussi himalayenne, il devrait y avoir moyen de tenir un budget en équilibre. Pas en Belgique, avec les racketteurs PS, MR, CDH, Ecolo, DéFI (et ne parlons pas de la catastrophe annoncée avec le PTB) : le budget de l’Etat est en déficit permanent de quelque 6 milliards (estimation de la Banque Nationale Belge). Chaque semestre, nous assistons à un tour de magie, épongeant prétendument un manque à gagner de 2,6 milliards… mais qui réapparaissent 6 mois plus tard !

2. UNE DETTE PUBLIQUE PHENOMENALE. Pire : nous faisons partie du club des pays dont la dette publique est la plus élevée (429.430.945.924 euros, au 8 août 2018). rappelons que cette dette augmente de 484,78 euros CHAQUE SECONDE.

Cela signifie que, non contents de vider nos poches du fruit de notre travail, les copains/coquins des partis traditionnels empruntent à mort pour nouer les deux bouts. Et malgré cela, le budget de l’Etat reste dans le rouge.

3. L’ELECTRICITE LA PLUS CHERE D’EUROPE. Ne comptons pas les accises, la TVA et taxes vertes ou autres. Un exemple : avec une TVA de 21 % sur l’électricité (imposée par le gouvernement Michel), la Belgique est le pays parmi 24 pays européens étudiés à dispenser l’électricité la plus chère. En 2017, les ménages belges dépensaient 28 cents pour 1 kilowatt/heure, tandis qu’en Bulgarie, on en restait à 10 cents. Nous nous situons largement au-dessus de la Hongrie, de la République tchèque, des Pays-Bas, du Luxembourg et de la France. Les chiffres ont été publiés, ce 7 août 2018 par Eurostat (voir : ec.europa.eu/eurostat/fr/data). 

4. LA FUITE DES ENTREPRISES. L’électricité chère fait fuir les entreprises et découragent les firmes étrangères à investir en Wallonie et à Bruxelles. S’étonnera-t-on que les entreprises établies en Belgique ont déclaré au fisc avoir transféré 129 milliards dans des paradis fiscaux en 2017 – une augmentation de 57 % par rapport à 2016. (cité par La Libre, 4/8/2018). Si ces entreprises n’avait pas été effrayées par le montant des impôts belges, ç’auraient été 129 milliards injectés dans notre économie, plus que bienvenus, avec des retombées positives pour le budget de l’Etat.

5. LA MEFIANCE DES CITOYENS. Elle apparaît clairement dans l’attitude des citoyens dont l’épargne s’élevait, fin juin 2018, à 265,8 milliards – un record absolu, selon L’Echo. Malgré un rendement très faible, le carnet d’épargne montre bien que le Belge hésite à investir dans son propre pays, découragé par les embûches fiscales et la rage taxatoire des partis traditionnels.

6. MAIS ALORS, QUE FONT-ILS AVEC NOTRE ARGENT ? Ils le gaspillent. Les 6 gouvernements et les 7 parlements belges (ainsi que leurs administrations) coûtent un argent fou. Difficile à chiffrer, tant un écran de brouillard cache la vérité, mais il faut parler de plusieurs dizaines de milliards par an. Il est évident que le résultat le plus patent des régionalisations et communautarisations aura consisté à multiplier les postes politiciens et favorisé une énorme politique des copains et de clientélisme électoral. Le citoyen est loin d’y trouver son compte.

Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la gestion de la Belgique par les partis traditionnels se révèle un extraordinaire embrouillamini de trucs et ficelles, au seul bénéfice de la caste politiciennes. Une seule alternative : les citoyens d’abord !

A.D.

 

 

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