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Nouvel abonné au BCD (Bureau des Causes Désespérées), l’ex-bourgmestre de Seraing, Alain Mathot (PS), semble embringué dans une nasse judiciaire qui ne laisserait pas échapper une sardine.

Démissionnaire de tous ses mandats politiques (en tout cas, il ne se représente plus aux communales, aux régionales et aux fédérales), il aura toutefois les mains et les idées occupées par la réunion des justificatifs pour 700.000 euros aux origines assez mystérieuses.

C’était tout de même plus agréable du temps de papa (Guy Mathot) : on encaissait les pots de vin, on se promenait avec des oeuvres d’art dans son coffre, comme s’il s’agisasait du résultat des courses de la semaine chez Delhaize et, si vous vous faisiez prendre, cela déclenchait une hilarité générale chez les chers collègues. En 2018, ces derniers se sentent obligés de porter le masque de l’Indignation et de Guignol punissant le Gendarme.

Heureusement, il reste l’Ami des Pauvres-pris-la-main-dans-le-sac. Non pas Don Bosco, l’abbé Pierre ou Soeur Emmanuelle, mais Marc Onkelinx himself. Marc Uyttendaele, de son nom de jeune fille, est la providence des petits comiques qui se disent socialistes et agissent comme s’ils étaient Attila, le chef des Huns, après le passage duquel l’honnêteté ne repoussait plus. Luperto et son étrange approche des urinoirs et des toilettes en bordure d’autoroute ; Faouzia Hariche et sa faculté de se transformer en fantôme lors des réunions où personne ne remarquait sa présence ; Guy Spitaels et ses hélicoptères répandant des dollars ; Elio Di Rupo et ses ennemis hétérosexuels – tous, ils ont été repêchés dans l’abîme où ils s’abîmaient.

Et voici qu’en un geste digne de saint Martin partageant son manteau avec un pauvre, Marc Onkendaele, comme le nomme ses amis, vole au secours du gamin Mathot.

Certes, Marc n’agit pas gracieusement. Il tient à maintenir vivace l’antique tradition du Sou du Pauvre, de l’aumône pontificale. Mais quelle importance ? Les élus de notre impeccable démocratie se sont voté un arrangement qui leur convient à merveille : une sorte d’assurance tous risques (payée par le contribuable) leur rembourse les frais d’avocats à l’issue du procès, à condition qu’ils en sortent blanchis.

Et dans le secteur de la blanchisserie des activités des pires coquins de la politique, Marc lave plus blanc qu’Ariel full power – il est maousse costaud. Il trouve la faille procédurière permettant aux juges d’envoyer promener tout le monde.

De toute manière, si le politicien se révèle insolvable, Marc peut compter sur Mamy Onkelinx et le camarilla PS pour lui confier des dossiers concernant des affaires de l’Etat, des villes et communes wallonnes. Notre-Dame des Gaffes n’oublie jamais l’Ami des Pauvres !

Et c’est l’honorable citron de citoyen qui, à chaque fois, passe à la caisse !

F.M.

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