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Attention ! Si votre entreprise est appelée à travailler avec le gouvernement fédéral, vous aurez affaire à un très mauvais payeur !

Preuve que les finances de l’Etat ne se portent pas bien du tout, les fournisseurs du gouvernement fédéral éprouvent de plus en plus de mal à se faire payer. Les délais de 90 jours fin de mois sont largement dépassés.

Des mauvais payeurs, ce n’est pas ça qui manque, et les patrons de PME, de petits commerces en savent quelque chose. Mais quand c’est l’Etat qui ne paie pas, il agit à l’encontre de ce que raconte le gouvernement. Ce dernier prétend créer de l’emploi : il en supprime.

La réalité n’est pas réjouissante : à la fin de 2017, 61 % des factures, rentrées en cours d’année, n’avaient pas été payées ! Cela se révèle catastrophique pour les petites entreprises qui vivent avec des marges ultra-serrées. Les chiffres exacts ne sont pas

disponibles, mais on estime à plus de 10.000 entreprises qui ont dû mettre la clé sous la porte, car elles attendaient toujours d’être payées par l’Etat. Un Etat qui ne se prive pas d’étrangler ces mêmes petites entreprises avec des amendes pour retards de paiement de TVA ou d’impôts… que ces entreprises ne peuvent acquitter, puisque leurs factures n’ont pas été acquittées par l’Etat…

Cette négligence de l’Etat a un prix pour l’ensemble des citoyens : il est estimé à 9,65 milliards par l’institut Graydon, observatoire de notre économie. Cela équivaut à 2 % de notre PIB (Produit Intérieur Brut, soit la véritable richesse du pays). Et dans la foulée, cela se traduit aussi par la perte de 20.000 emplois.

Le mauvais payeur ne montre de la rigueur que dans un domaine : la récolte des impôts. Essayez toujours de les payer avec plus de 90 jours de retard…

D.K.

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