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Les partis traditionnels ne l’avoueront qu’après les élections. Il faut que vous le sachiez : à l’heure actuelle, les pensions sont devenues impayables. Par la faute des partis traditionnels. Le PP propose des solutions pour sortir de ce scandaleux marasme. 

40 milliards : c’est le montant des pensions versées par l’Etat tous les ans. Et cela ne fait qu’augmenter : en 2020, 11 % du Produit National Brut (PNB – la vraie richesse du pays). Et en 2024, les pensions représenteront 48 milliards (12 % du PNB). Ces chiffres sont confirmés par le Bureau du Plan et le Conseil Supérieur des Finances.

Le système belge des pensions, établi en 1945, prévoit que les citoyens cotisent, pendant leur vie active, afin d’obtenir une pension à l’âge de 65 ans.

La pension est un droit, pas un avantage !

Du fait que la cotisation est obligatoire, la pension devient un droit que l’Etat ne peut enfreindre. C’est pourtant ce que manigancent les partis traditionnels. Ils veulent reculer l’âge de la pension à 66 ans, en 2025, et 67 ans, en 2030. Cela ne servira à rien.

Pour équilibrer la caisse des pensions, il faudrait créer entre 600.000 et 1 millions de nouveaux emplois – c’est-à-dire, autant de nouveaux cotisants. Une utopie. Pour créer des emplois, il faut des entreprises qui engagent. Or, la fiscalité des gouvernements successifs a tout fait pour décourager les entrepreneurs…

Si la Flandre affiche un taux de chômage proche de zéro et un dynamisme économique sans précédent, en Wallonie, on est loin du compte, et Bruxelles s’enfonce dans la précarité. Les chiffres de la Banque Nationale ne laissent aucun doute à se sujet…

Dans ces deux régions, nous courons à la catastrophe, si nous continuons à accueillir des vagues d’immigrants sans qualifications indispensables au marché de l’emploi.

Après le baby boom, l’immigration boom

La quasi-banqueroute des caisses de pensions serait due au baby boom – il s’agit de la génération née immédiatement après la seconde guerre mondiale. Faux !

Un indépendant ayant travaillé 40 ans peut s’attendre à une pension de moins de 1.000 euros. Une personne n’ayant travaillé que 6 ans et passé le reste de sa vie au chômage recevra une pension de 1.134 euros !

Cela signifie que, dans le second cas, la personne n’aura cotisé que 6 ans, en étant productive. Est-il bien normal qu’un travailleur, ayant cotisé toute sa vie, se retrouve avec une pension moindre ?

L’immigration est aussi une grande responsable de l’assèchement des caisses. Le regroupement familial nous a importé des personnes qui n’ont jamais travaillé (et donc, jamais cotisé). Elles aussi arrivent à l’âge de la pension et ont droit à la pension minimale garantie. Dans le domaine des pensions, nous entrons donc dans l’immigration boom.

Les profiteurs ont vidé les caisses

En 2001 et afin d’assurer le paiement des pensions entre 2010 et 2030, le socialiste Johan Vande Lanotte créait le « Fonds de Vieillissement ». Il s’est avéré qu’il s’agissait d’une arnaque monumentale.

Au 31 décembre 2015, les actifs de ce Fonds de Vieillissement représentaient 21,5 milliards d’euros. Trois ans plus tard (fin 2018) , le gouvernement Michel (MR) supprimait le Fonds – il ne restait plus un euro en caisse ! La Sainte Alliance entre les partis traditionnels (PS, MR, CDH, Ecolo) a étouffé le scandale. Et les pensionnés se sont retrouvés gros Jean comme devant…

Les politiciens, qui se sont alloué des pensions bien grasses et très avantageuses, n’ont pensé qu’à eux-mêmes : les profiteurs ont vidé les caisses.

Les fonctionnaires ne sont pas responsables

Plutôt que de traiter le mal à la racine, les partis traditionnels préfèrent livrer de faux « responsables » à la vindicte publique.

Ainsi, on a vu le ministre MR Bacquelaine montrer du doigt les fonctionnaires, jouissant, d’après lui, d’avantages inadmissibles en temps de crise.

C’est oublier que le statut des pensions de fonctionnaire a été établi dans le passé, en échange de sacrifices salariaux. Avec les MR/PS/CDH/Ecolo, le respect de la parole donnée ressemble à un miroir aux alouettes.

Les solutions du PP

Il n’est évidemment pas question de diminuer le montant des pensions ou d’augmenter les impôts sur ces dernières, comme veulent l’imposer les partis traditionnels. Assez de la culpabilisation des pensionnés, présentés comme des « profiteurs » par les vrais profiteurs !

Au contraire, le PP prévoit une augmentation de 100 euros. Cette mesure sera financée par les économies réalisées en supprimant les dépenses inutiles. Il faut savoir que les subsides annuels des asbl représentent un montant de 19 milliards ! Avec la suppression des subsides aux médias (que PS/MR/Ecolo veulent augmenter !), on épargnera 600 millions par an. Ce ne sont que des exemples.

Ces mesures en faveur des pensions sont décrites dans les 70 propositions du PP, connu pour tenir ses promesses. 

A.D.

 

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