Print Friendly, PDF & Email

C’est à Vienne, au cours du sommet Union africaine – Union Européenne, ce week-end des 15 et 16 septembre, que le ministre des Affaires étrangères luxembourgeois, Jean Asselborn, a insulté les travailleurs italo-belges et italo-luxembourgeois (voir ici). Les médias subsidiés n’ont retenu que son « merde, alors », alors qu’il avait tenu des propos inacceptables sur les émigrés italiens… que n’ont pas relevé les médias aux ordres. Démonstration.

Sans même s’en rendre compte, Asselborn a insulté les travailleurs italiens, venus en Belgique et au Luxembourg, dans l’immédiat après-guerre. Insulte, en effet, car il les a comparés aux illégaux africains qui envahissent l’Europe et, la démonstration en est désormais faite, ne montrent pas un enthousiasme fou pour travailler et ne disposent certainement pas des formations nécessaires pour s’insérer dans les circuits du travail européens.

De plus, il s’agit d’une insulte raciste, dirigée contre un groupe bien précis de travailleurs, les Italiens. Dans les éructations d’Asselborn, remplacez « italiens » par « arabes » ou africains », et les grandes âmes hurlent au racisme !

1. L’INSULTE AUX TRAVAILLEURS. En comparant les immigrés italiens, venus au Luxembourg et en Belgique dans l’immédiat après-guerre, Asselborn a eu au moins un mérite : il a montré tout le mépris des élus socialistes (voir plus bas) pour le monde des travailleurs et notamment des travailleurs immigrés, qu’ils prétendent défendre. Notre photo montre des travailleurs italiens au fond des mines belges.

Lorsqu’ils sont venus chez nous, les Italiens ont été immédiatement enrôlés dans les travaux lourds, notamment au fond des mines wallonnes. Ils étaient sous-payés, ne disposaient d’aucune protection sociale et il n’y avait pas des ONG (Organisation Non Gouvernementale) pour alerter les populations sur leur sort ignoble. Ces immigrés italiens ne trouvèrent pas plus des avocats pour détourner les lois, comme c’est le cas actuellement.

2. QUI EST JEAN ASSELBORN ? C’est le parfait apparatchik socialiste… dans un paradis fiscal, où atterrit l’argent généré par le travail de citoyens exploités. Ce « grand socialiste » n’a connu aucun problème de conscience à servir de ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de Jean-Claude Juncker, au moment où des manoeuvres frauduleuses dans le domaine financier, se multipliaient – ce que l’on a appelé le scandale Luxleak (voir ici).

A 18 ans (il est né en 1949), Asselborn s’agitait déjà beaucoup dans les milieux syndicaux. Ce qui permit à cet ouvrier non-qualifié (c’est pneu dire: il travaillait chez Uniroyal) de se voir attribuer des emplois dans l’administration luxembourgeoise, avant de faire carrière politique au sein du LSAP (Parti ouvrier socialiste luxembourgeois).

Ce natif de Steinfort est ministre des Affaires étrangères depuis… 2004. Une longévité qui le rend fier comme un paon, mais qui n’ôte pas le soupçon qu’il a été complice de toutes les manoeuvres réunies sous le label « Luxleak » avec Jean-Claude Juncker.

3. LA REACTION DE MATTEO SALVINI. Le sang du bouillant ministre de l’Intérieur italien n’a fait qu’un tour et a twitté (cliquez ici) : « Il compare nos grands-parents qui ont émigré à des immigrants clandestins qui débarquent aujourd’hui, veut plus d’immigrants en Europe et conclut en hurlant : « Merde ». Mais au Luxembourg, un paradis fiscal qui ne peut donner des leçons à l’Italie, n’ont-ils personne de plus normal que ce ministre? »

Quelques phrases et Asselborn s’est vu remettre à sa place. Le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel (Parti démocratique – de gauche) a pris la défense de son ministre de la manière la plus piteuse : il a regretté que les éructations d’Asselborn aient été filmées (voir ici) !

Encore une fois, la presse n’a pas fait son travail. Elle, qui se montre si empressée de débiter des commentaires sur tout et sur rien, n’a pas relevé les insultes d’Asselborn à l’encontre des travailleurs et des citoyens en général. Personne n’a fustigé le côté raciste de l’insulte aux Italiens – le racisme de gauche jouit d’une impunité jamais remise en cause. On n’a retenu que le « merde alors », on a monté cette vulgarité en épingle, la travestissant en un « acte de résistance » (voir ici), alors qu’il ne s’agissait sans doute que du résultat d’un dîner trop arrosé. Depuis Jean-Claude Juncker, on sait que les ministres luxembourgeois, merde alors, ne tiennent pas l’alcool…

A.D.

 

Commentaires