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Les bien-pensants vont nous ressortir l’argument « Chacun a droit à une seconde chance ». Les victimes se voient dénier cette chance…

Elle a laissé mourir de faim deux petites filles. Sciemment. Elle joue aujourd’hui à la madone, la repentie (comme les femmes de djihadistes en Syrie).

Elle termine un stage dans un un bureau d’avocat. Selon l’ancienne juge Boonen : « Michelle Martin était une prisonnière modèle. Elle se montre à présent une libérée conditionnelle modèle. »

Comme c’est touchant. Une « prisonnière modèle« , une « libérée conditionnelle modèle » – ne fallait-il pas ajouter « geôlière modèle » ?

Elle a laissé mourir des enfants, elle a servi aveuglément l’assassin, Marc Dutroux, elle a brisé la vie des parents de Julie et Melissa, abandonnés par la justice qui, dans le cas des victimes ou de leurs survivants se dit « débordée » et « manquant d’effectifs »… tout en se montrant pleine de sollicitude pour les assassins. Quand elle aura son diplôme d’avocat, Michèle Martin va-t-elle poursuivre en justice ceux et celles qui dénonceront son passé de femme indigne ?

Il est temps de remettre les victimes au centre du processus judiciaire. Donner une « deuxième chance » à des assassins, cela n’évite pas la récidive et cela se révèle souvent un échec. Et cela ne fait qu’amplifier la douleur de ceux qui pleurent leurs proches… 

A.D.

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