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Comme de bien entendu dans l’affaire des épreuves annulées et à repasser à cause des fuites intervenues, Madame Milquet (CDH) et le Ministre-Président-Bourgmestre-empêché-de-Tournai, Rudy Demotte (PS), ont gravement expliqué sur le plateau de Controverse (RTL) que « les fuites ne sont pas venues de l’administration en tant que telle pendant la période de rédaction. C’est venu à partir du moment où les caisses (de questionnaires) étaient distribuées ».

MilquetLa ministre francophone de l’Éducation, Joëlle Milquet, a donc pointé du doigt, sur base de l’enquête en cours, des enseignants et des directeurs négligents, coupables de la divulgation d’épreuves certificatives dans l’enseignement secondaire (Sciences, Histoire, Néerlandais).

D’accord, Madame Milquet, il est inacceptable que des acteurs de l’enseignement sabotent ou négligent à ce point leurs responsabilités. Mais le problème, il est à votre niveau de décision: quand on veut organiser un système de baccalauréat à la française, avec examens centralisés, on ne s’y prend pas à la légère, avec un système qui laisse beaucoup trop de temps entre la distribution des épreuves et les examens eux-mêmes. Partout où vous débarquez, Madame Milquet, vous installez la désorganisation et le b… Puis vous passez à autre chose. Il faut avant tout à l’enseignement de la continuité et pas des réformes à tout bout de champ, surtout si l’organisation est bâclée comme tout ce que vous faites. Le système des évaluations externes est déjà devenu un échec retentissant. Tout le monde serait responsable, mais pas vous! Il est temps que vous alliez prendre un repos bien mérité.

Les parents d’élèves en ont marre du décret-inscription, des initiatives dans tous les sens, de la destruction systématique de notre enseignement auquel se livrent le PS puis le CDH depuis des années au nom de leurs idéologies toxiques.

La ministre aurait – semble-t-il également – interdit aux « copieurs », qui ont transmis les questions à leurs camarades de classe par email ou facebook et autres réseaux sociaux, de se réinscrire pour les examens ! Cela, c’est inacceptable. Le Peuple est bien d’accord avec les associations de parents d’élèves à ce sujet. Un élève du secondaire recevrait des réponses aux questions d’une épreuve à cause de la gabegie que vous avez organisée et il devrait résister à transmettre l’information à ses camarades de classe ? C’est aux adultes, aux organisateurs à être punis pour leur négligence et le problème qu’ils causent aux jeunes et à leurs familles. C’est à la ministre à assumer l’échec de ses décisions.

Tant pis pour ceux qui n’avaient pas triché, tant pis pour les honnêtes candidats. En fait, depuis quelques années en région francophone, certains veulent organiser un baccalauréat « à la belge ». Mais en France, le bac (très bien organisé, il faut le reconnaître), témoin du centralisme napoléonien, est très critiqué. C’est le symbole d’un état qui veut tout contrôler et qui produit des lois à la chaîne, comme d’ailleurs tous les parlements d’Europe le font. Fallait-il se précipiter à lancer cette « évaluation externe » sans réelle préparation ?

En Belgique, il y a aussi la volonté de certains de supprimer le réseau libre des écoles catholiques subventionnées qui pollue le débat. Et tout cela vient après la décision d’organiser des « cours de rien » pour ceux qui ne veulent ni la religion, ni la morale. Pauvre enseignement !

Nous avons besoin d’un ou d’une ministre de l’Enseignement qui cesse de lancer des « réformes » mal emmanchées et qui s’avèrent des échecs avant même un début d’application. En tout cas, ce n’est certainement pas Madame Milquet !

L.R.

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