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Une lectrice du Peuple est au bord de la crise de nerfs. Chaque jour, elle se rend en voiture de Ham-sur-Heure à Mons. 65 kilomètres de trajet. Une moyenne de 25 kilomètres de bouchons, à l’aller comme au retour. Une politique de la mobilité, ça ?

Les routes de Wallonie sont à l’image de ses « gouvernements » : bancales, trouées, imprévisibles, pariant sur le facteur chance et insensibles aux malchances des autres.

Il est loin, l’âge d’or des routes belges. Lorsque les voyageurs traversaient la frontière franco-belge, ils se félicitaient de la qualité des routes belges par opposition à celles de France – aujourd’hui, c’est tout le contraire.

L’esprit le plus éclairé renonce à expliquer pourquoi certains travaux interviennent sur des sections de routes en bon condition, alors que d’autres restent dans un état d’abandon que redoutent les amortisseurs les plus solides.

On pourrait aussi se demander si les communes, responsables de la portion de route traversant leur territoire, ne se décident pas à dépenser le budget « entretien », même si aucune maintenance n’est nécessaire. En effet, si un budget n’est pas dépensé dans le temps prévu, il risque de ne plus être accepté à l’exercice budgétaire suivant. C’est un peu comme ces unités militaires qui déversent des milliers de litres de carburant à l’égout, afin de pouvoir présenter un relevé de consommation d’essence justifiant les demandes pour l’année à venir.

Les bandits de grand chemin n’ont pas disparu : ils ont changé d’habits. Ceux de la bureaucratie et de la magouille. Et tant pis pour l’usage, perdu dans les files…

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