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Remarquable interview de Mischaël Modrikamen dans le magazine flamand Humo, repris par le quotidien De Morgen. Entretien sans concession et sans la moindre censure. « Ils ont reproduit fidèlement mes paroles sans les accompagner de commentaires engagés ou dénigrants », nous précisait Modrikamen. 

Vous ne lirez donc jamais cet entretien dans la presse francophone belge. Dommage, car les idées avancées représentent bien la rupture avec le capharnaüm politicien et l’immobilisme qui empoisonnent la Belgique depuis plus de 40 ans. Extraits.

Question : Même Theo Francken reconnaît qu’il ne parvient pas à renvoyer la plupart des migrants. Ce n’est donc pas si simple ? 

Réponse : C’est bien pourquoi nous voulons une révolution de droite, mettre le turbo avec une direction de droite. Tous ces gens qui déambulent tous les soirs au Parc Maximilien, à Bruxelles : les arrêter en masse et les expulser. Les illégaux : dehors. Les returnees de Syrie: dehors. Les étrangers qui représentent un danger pour notre sécurité : dehors. Les immigrés qui vivent chez nous plus de trois mois, aux frais de notre sécurité sociale : dehors. C’est ainsi que vous obtenez un Etat qui se respecte, en lieu et place du bordel actuel.

Question : Pour renvoyer des gens, vous avez besoin d’accords avec les pays d’où ils viennent. 

Réponse : Mais si le renvoi est impossible, il faut la jouer à la dure : finie la coopération, finis les transferts d’argent, finie l’aide au développement.

Question : Qu’en est-il des accords internationaux ? La Belgique ne peut pas renvoyer des personnes vers un pays qui ne respecte pas les droits de l’homme. Lorsque Theo Francken a voulu expulser des Soudanais, cela a créé une crise gouvernementale : il y avait des soupçons de tortures au Soudan.

Réponse : En tant qu’avocat, je sais une chose : il y a la lettre et l’esprit de la loi. La Convention européenne des droits de l’homme est utilisée pour empêcher d’expulser des criminels. Cela n’a jamais été le but de cette convention. Si nous voulons rétablir l’ordre, nous avons besoin d’une justice digne de ce nom, appliquée par des juges corrects qui placent par-dessus tout l’intérêt de la Belgique et de l’Europe. Nous n’avons pas besoin d’une république des juges qui décident de ce que la politique peut faire ou ne pas faire. La plupart des juges de la Cour Européenne des droits de l’homme ne sont même pas des magistrats. Ce sont des professeurs de gauche qui sont parachutés de leur université vers Strasbourg, comme Françoise Tulkens (ex-vice-présidente bruxelloise de la Cour européenne, ndlr).

CONTRE LA REPUBLIQUE DES JUGES ET POUR LES GENS. 

Nous assistons à une guerre qui concerne l’âme de l’Europe. Depuis des dizaines d’années, la vision de la gauche libérale est dominante. Elle dit : « Nous sommes tous des citoyens du monde, toutes les cultures se valent, l’immigration est une bonne chose, toute l’Afrique est la bienvenue en Europe et personne ne doit repartir ». Le milliardaire George Soros a investi

20 milliards de dollars pour imposer cette vision. Avec cet argent, il soutient des ONG, des lobbyistes de gauche et une partie de la presse.Leur influence fait en sorte que les gens invoquent les droits de l’homme lorsque l’on veut renvoyer des Soudanais.

Avec The Movement nous repoussons cette vision. Des hommes comme Donald Trump, Theo Francken, Matteo Salvini en Italie, le premier ministre hongrois Viktor Orban, le ministre allemand des Affaires étrangères, Horst Seehofer, Geert Wilders et Thierry Baudet aux Pays-Bas et le chancelier autrichien Sebastian Kurz veulent des Etats souverains avec des frontières bien définies. Nous pensons qu’une démocratie ne peut marcher que s’il y a des valeurs partagées et que toutes les cultures ne sont pas égales. Et en dépit de l’activisme des juges, la majorité des citoyens nous donnent raison.

LA LOI DU PS

Question : En Flandre, la droite est active depuis trente ans. Pourquoi cela ne réussit-elle pas en Wallonie, à l’heure actuelle ? 

Réponse : La Wallonie ressemble fort à la défunte Allemagne de l’Est. Officiellement, il y a un système de partis multiples, mais en réalité une idéologie domine tout. Le PS est au pouvoir depuis 40 ans et les autres se disputent pour pouvoir participer au pouvoir. Tout le paysage des médias est de gauche, ainsi que le monde culturel, les universités…Vous ne voyez nulle part ailleurs en Europe.

(…) Je reçois des dizaines de demandes d’interviews : la presse flamande, le Parisien, le New York Times, des chaînes de télévision américaines, même des Japonais. Tout le monde veut en savoir plus sur The Movement, sauf la presse francophone belge. Incroyable ! Le Parti Populaire a deux élus. Lors de précédentes élections, nous avons obtenu 4,5 pour-cent et aujourd’hui les sondages nous en donnent le double. Pourtant, cela fait trois ans que je ne suis plus invité dans un débat à la RTBF, et huit ans, sur RTL.? DéFI et le PTB ne sont pas plus grands que nous, mais ils sont invités. Une journaliste de RTL m’a assuré qu’elle peut parler de tout le monde, sauf de moi (Modrikamen montre le passage de l’e-mail en question).

HEUREUSEMENT, IL Y A LE PEUPLE

J’ai déposé une plainte (contre le boycott de la RTBF – ndlr) : l’avocat de la RTBF a dit que la chaîne allait tout faire pour stopper un parti comme le mien. Lorsque je lui ai fait remarquer que le Vlams Belang et la N-VA étaient invitées à la VRT et à VTM, il a répondu que la Flandre était d’extrême droite. Dans un tel climat hostile, il est difficile, pour un nouveau parti de droite, de percer. Beaucoup de gens ne savent même pas que nous existons. Heureusement, en 2010, j’ai racheté Le Peuple, qui est devenu notre journal en ligne. Nous avons 30.000 abonnés et certains articles sont lus 90.000 fois – le Soir on line atteint le tiers de ce chiffre. Nos publications sur You Tube, ou je commente l’actualité, attirent des dizaines de milliers de vues. De la propagande politique ? Et alors ? Les médias wallons font tous les jours de la propagande pour le PS.

Nous ajoutons, ici, le message de Mischaël Modrikamen proclamant sa priorité pour les citoyens. 

(…) Question : Jan Jambon voit dans votre parti un partenaire possible dans une coalition de droite, sans le CD&V. Est-ce réaliste ?

Réponse : Si le boycott des médias est levé, nous deviendrons à terme plus grand parti francophone. Sans le moindre doute.Il y a 15 ans d’ici, la N-VA ne recueillait que 5%. Le populisme est partout en marche. En Italie, en Autriche, en Slovaquie et en Flandre, il est au pouvoir. Et si, en 2019, la N-VA veut un nouveau gouvernement de droite, nous sommes le partenaire par excellence. Nous sommes le seul parti qui, avec eux, prend la défense de l’énergie nucléaire. En nous, ils trouvent un partenaire pour une politique de renvoi des illégaux. (…)

Propos durs, fermes et frappés à l’aune du bon sens – et il y en a d’autres. L’heure n’est plus aux tergiversations, aux « accommodements raisonnables ». Par ailleurs et dans le même article, Modrikamen pointe un danger plus global : « Le danger d’une guerre civile en Europe ne fait qu’augmenter ». Puisse-t-il être entendu de la majorité des citoyens, aveugles, assourdis par les discours de haine, tenus dans la presse subsidiée (Humo ne l’est pas). Une haine contre le Parti Populaire, diabolisé, alors que la parole ne lui est pas accordée, tant dans les médias audiovisuels que dans la presse s’auto-proclamant « de qualité », comme Le Soir. Les élections communales se déroulent le 14 octobre : l’occasion pour le citoyen de faire un pas dans le bon sens.

A.D.

 

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