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Vite : un référendum pour mettre un terme à l’usine à gaz bruxelloise !

Federica Mogherini vient de divaguer encore une fois : « Les Européens devraient comprendre que nous avons besoin de l’immigration pour nos économies […]. L’Europe ne ferme pas ses portes et ne va pas le faire » (sommet Europe-Afrique 2017, Malte, 8 février).

Rappelons aux lecteurs que cette femme est censée être en charge de la diplomatie européenne car, désormais, en vertu du traité de Lisbonne, nos nations sont dépossédées de cette marque essentielle de leur liberté qu’est la maîtrise de leur diplomatie.

Créature politique de Matteo Renzi, Mme Mogherini fut confirmée en août 2014 dans son poste de haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, après avoir reçu le soutien du Parti socialiste européen. Dès sa prise de fonction, elle défend le TTIP/TAFTA qui, pour elle, « est essentiel pour des raisons politiques et économiques. Il renforcera le lien transatlantique. » Par ailleurs, le 6 février dernier, elle déclarait : « […] dans l’UE, nous sommes clairs sur l’annexion illégale de la Crimée, que nous continuerons de ne pas reconnaître, et sur la nécessité d’une mise en œuvre complète des accords de Minsk » [supposés ramener la paix en Ukraine].

Voilà, Mme Mogherini, en quelques semaines, en total porte-à-faux avec la nouvelle administration américaine : sur le TAFTA/TTIP, la Russie et l’Ukraine, les migrations.

La sotte Mogherini pleure à la tribune à Amman, le 22 mars 2016, choquée par les attentats de Bruxelles. L’Europe a besoin de responsables solides, pas de cette ancienne communiste imposée par Renzi.

Elle sera sans doute encore plus en porte-à-faux – mais avec les pays européens, cette fois – après les élections aux Pays-Bas en mars, et en France en mai. On suivra, en outre, la situation en Italie, en Espagne, en Suède, en Pologne, en Grèce : car ce sont, à présent, toutes les nations d’Europe qui se soulèvent contre leurs castes politiques et contre Bruxelles.

Or, Mme Mogherini jouit d’un cadre juridique et d’un statut qui la rendent irresponsable. En effet, chaque commissaire est proposé par son État membre d’origine au Conseil européen, qui propose ensuite au Parlement européen un collège de commissaires. L’attribution des portefeuilles se fait, elle, à la discrétion (!) du président de la Commission (Juncker). Mais ensuite, les commissaires sont pratiquement indéboulonnables car, pour les révoquer, il faudrait une motion de censure du Parlement européen, à la majorité des deux tiers : une hypothèse d’école… Et une atteinte au sage principe « qui nomme révoque ».

 

Mme Mohgherini a prêté serment : « Je m’engage solennellement à respecter les traités et la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. » Or, dans son préambule, cette Charte proclame « le respect de la diversité des cultures et des traditions des peuples de l’Europe, ainsi que de l’identité nationale des États membres ».

Mme Mogherini ne doit pas relire souvent son serment… L’ayant fait à sa place, on déplorera que la Charte, pas plus d’ailleurs que la Convention européenne des droits de l’homme, ne fasse aucune référence aux textes supérieurs des Nations unies (Déclaration des droits de 1948 et Pacte des droits civiques et politiques). Or, ces derniers placent au plus haut des valeurs humaines : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, à décider librement de leur développement culturel, et le droit des nations à sauvegarder leur existence.

Vite : un référendum pour mettre un terme à l’usine à gaz bruxelloise et, comme le propose Nicolas Dupont-Aignan, pour adopter un nouveau traité européen confédéral permettant de libérer les peuples et de réintégrer le Royaume-Uni dans la famille Europe.

Source: http://www.bvoltaire.fr/henritemple/mogherini-de-lirresponsabilite-juridique-a-lirresponsabilite-intellectuelle,313220

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