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molenbeek-aujourdhuiDurant sa trop longue carrière politique qui s’étale sur plus de trente ans dont plus de vingt à la tête de Molenbeek, Philippe Moureaux disait à qui voulait l’entendre qu’il avait fait de « sa » commune un laboratoire social. L’heure a sonné de passer les comptes en revue et c’est le dépôt de bilan. Voilà le triste résultat du passage en politique d’un homme qui aura voué son existence à la déconstruction de la « Belgique d’avant ».

Son extrême longévité à la tête de Molenbeek n’a laissé aucune chance à cette commune dont la seule évocation agit comme un répulsif au même titre que « 9-3 » en Ile-de France ou « Quartiers Nord » à Marseille. Non seulement le multiculturalisme exacerbé par ce bourgmestre idéologue aura creusé les fondements d’un insupportable communautarisme qui a fait fuir les habitants historiques mais en plus il a alimenté d’insoutenables dépenses sur fond d’explosion démographique.

Oui, Molenbeek est bel est bien un laboratoire social.

Aujourd’hui, plus que jamais, il faut avoir les yeux rivés sur les expériences menées par ce docteur Frankeinstein de la politique qui a poursuivi jusqu’au désastre l’introduction massive de populations immigrées dans une commune qui a très mal vécu la désindustrialisation dans la seconde moitié du XXe siècle. La greffe n’a pas pris ou plutôt, elle a viré au « Grand remplacement ». Molenbeek est en état de mort clinique, gagnée par la gangrène communautariste. Elle se vide de ses ressources. La malgouvernance a détruit ses fonctions vitales et le « tout à la diversité » a tué la liberté des femmes à se promener en jupe. Et si il n’y avait que celle-là… Voilà pour le nouveau visage du progrès! Même la classe moyenne d’origine immigrée fuit ce chancre qu’elle refuse de donner pour cadre à ses enfants.

Le drame, c’est que l’ancien bourgmestre de Molenbeek joue « petits bras » face à des Verhofstadt ou des Martin Schultz qui rêvent d’appliquer la méthode du Docteur Moureaux à l’échelon du vieux continent.

Le drame, c’est aussi que l’ « immigrationnisme », cette tendance à imaginer derrière chaque immigré un actif qui cotisera pour payer la pension des vieux européens de souche qui sentent le moisi, a largement débordé du cadre de la gauche. Face au flux incontrôlé des migrants qui échouent sur les côtes méditerranéennes, non seulement nous avons droit aux leçons d’un Cohn-Bendit qui nous assène des «  On en a marre, il faut ouvrir les portes européennes (…) Ouvrons les portes de l’immigration pour travailler… » mais aussi à celles d’un Michel Barnier, ancien ministre UMP de l’agriculture sous Sarkozy et ancien commissaire européen, qui clame sans humour (il en est dénué) sur les ondes d’Europe1 « Il faudra accueillir plus de réfugiés en France ». Un refrain que l’on ne connaît que trop bien à Molenbeek…

 Toutes les valeurs qui faisaient la spécificité d’une Europe qui a été moderne telles que l’égalité homme-femme ou la liberté d’expression pour ne citer qu’elles sont menacées par l’esprit de mai 68.

Aujourd’hui, on fait rentrer des centaines de milliers d’individus hostiles à ces valeurs dans un système de sécurité sociale pour lequel ils n’ont jamais cotisé. Quel irresponsable chèque en blanc laissé à nos générations futures! Ceux qui ont soutenu ce mouvement de déconstruction, ces soixante-huitards vieillissants, dont une partie a déjà un pied dans la tombe, sont incapables de reconnaître leurs erreurs. Ils s’obstinent et refusent de faire machine arrière comme si, après avoir piloté le « mariage pour tous », ils voulaient nous amener à une phase terminale avec comme programme « le suicide pour tous ». Il y a du Lubitz en MartinSchultz lorsqu’il dit « Nous sommes le plus riche des continents, nous pouvons en faire davantage » au sujet de l’immigration en Europe.

Aujourd’hui, Molenbeek est anéantie et ce n’est là qu’une seule des communes bruxelloises. On peut s’attendre à ce que d’autres fassent défaut dans un avenir proche avant que ce ne soit au tour de l’Europe entière de sombrer sur fond d’immigration à marche forcée, de malgouvernance et de déclin de la modernité.

Oui, Monsieur Moureaux, Molenbeek était votre laboratoire social. Aujourd’hui, il est devenu un repoussoir à l’échelon européen, le symbole de la faillite d’un système vicié de l’intérieur.

Il vous faudra mourir en ayant à l’esprit cet héritage. Transmettre à votre fille Catherine les rênes du maïorat de Molenbeek n’y changera rien…

TH

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