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Ce 14 juillet, ce n’est pas la fête nationale à Nice, c’est le douloureux souvenir de la course meurtrière d’un camion conduit par un terroriste Tunisien résidant en France, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, abattu par la police à la fin de son parcours de mort.

Le ministre Cazeneuve a cherché volontairement à étouffer l’horreur de cet attentat. Le terroriste avait soi-disant « agi seul ». C’était totalement faux!

Immédiatement, le ministre de l’Intérieur socialiste de François Hollande, Bernard Cazeneuve, déclare que « le terroriste a agi seul, il s’est auto-radicalisé seul très rapidement sur internet ». On apprendra 6 jours plus tard (le 20 juillet) que Cazeneuve avait menti: le terroriste avait bénéficié de l’aide de 5 complices ! Il avait des contacts avec l’Afrique du Nord. Il était venu faire des repérages, dont un encore la veille avec un de ses corélégionaires dans la foi en Allah. L’attentat a ensuite été revendiqué par l’Etat Islamique (qui ne revendique pas ce dont il n’est pas responsable, en général).

Mohammed Bouhlel, le tueur de Nice faisait partie de la filière de Vintimille, avec d’autres personnes, qui ne sont pas toutes identifiées. Ils sont ici en repérage, la veille de l’attentat.

Il y avait clairement dans le chef de Cazeneuve et du gouvernement socialiste Valls-Hollande une volonté de cacher la réalité, de mentir aux Français coûte que coûte, pour éviter une réflexion de fond sur les zones de non-droit, les problèmes de l’immigration sauvage musulmane que nous vivons et le danger d’une guerre civile de basse intensité qui se profile à l’horizon.

Le ministre Cazeneuve n’en est d’ailleurs pas resté là. Il a tenté de faire effacer toutes les images de vidéo-surveillance prises cette nuit-là, « pour éviter qu’elle ne soit diffusée par piratage sur internet ». C’est le maire LR de Nice, C. Estrosi, qui a refusé de les détruire et les a gardées.

Après l’attentat de Nice, la presse bien-pensante n’a ârlé que très peu de la personnalité du tueur de Nice. On préférait parler d’un « camion fou ». Pas d’amalgame!

Cela permet aujourd’hui à Paris-Match (« le choc des photos ») de publier des photos non encore vues, de la course macabre du camion. Scandale immédiat!

Le jour même, une série d’organisations de gauche se sont offusquées en demandant en urgence au procureur de Paris le retrait de ce numéro des kiosques.

Quand c’est Charlie Hebdo qui publie des choses immondes, c’est évidemment acceptable, mais lorsque c’est Paris-Match qui publie des photos (lointaines, où les victimes ne sont pas reconnaissables – Ndlr), c’est inacceptable pour les censeurs de gauche.

Les photos de Paris-Match sont des captures d’écran de la vidéo surveillance de la ville de Nice. Sont-elles choquantes ? Nous ne le pensons pas. Mais la polémique agite le landerneau, ce minuscule écosystème politico-médiatique qui se regarde en permanence le nombril, en France come d’ailleurs en Belgique.

L’association FENVAC (Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs) a dénoncé ces images qui «portent atteinte à la dignité des victimes et de leurs proches. Les victimes de Nice n’avaient pas besoin de ça.»

De son côté, le directeur de Paris-Match a affirmé que les photos sont publiées dans un souci de défense du droit des citoyens de savoir ce qui s’est passé exactement : « il s’agit de vues de loin, de plans larges et il n’est pas possible d’identifier des victimes. »

Cela remet en avant le droit fondamental de la liberté d’expression, surtout lorsqu’on se rappelle comment le gouvernement socialiste a essayé de cacher la gravité de l’attaque en prétendant (sans savoir, ou pire en le sachant) que le tueur avait agi seul.

On nous présente désormais des « attentats aseptisés ». Cela arrange le pouvoir. Si des victimes dénoncent ces images, on arrive à une privatisation du débat. Est-ce à la victime de décider si on passe ou pas des photos? Non, elle est dans ce cas manipulée par le pouvoir qui contrôle l’information de cette manière, et couvre sa politique laxiste envers le terrorisme.

Un juge ne peut censurer seul dans son coin. La censure a été brandie par le parquet de Paris mais l’interdiction de la diffusion a échoué. On ne reconnait personne sur les photos. Il n’y a donc pas lieu d’en faire un plat.

Il reste d’ailleurs encore des zones d’ombre quant à la manière dont le camion est entré dans la zone piétonne. On sait qu’il n’y avait pas de blocs de béton pour interdire l’accès, mais au-delà les autorités n’ont rien voulu dire. Peut-être la diffusion d’autres images permettra-t-elle au citoyen de se rendre compte de ce qui s’est réellement passé et de comment y remédier.

C.T.

 

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