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La semaine dernière, près de la Grand-Place de Bruxelles, une femme complètement voilée, et dont le visage était occulté, eut son niqab arraché par un citoyen, fonctionnaire sourcilleux du respect de la loi qui ne savait pas que cette femme était en réalité une princesse qatari en visite en Belgique.
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Qu’elle soit qatari importe peu puisque toute personne présente sur notre sol est soumise à la loi belge, qu’elle fut étrangère ou citoyenne nationale. L’individu qui lui arracha le morceau de tissu qui lui couvrait la bouche la blessa légèrement à l’oreille puisque le dit voile qui cachait toute la bouche était relié aux oreilles. Et cela fit scandale et entraîna des poursuites judiciaires pour les deux protagonistes.

On ne peut encourager un citoyen à faire respecter soi-même la loi. Ce n’est pas son rôle, il y a des forces de police pour cela. Cependant, le fait divers de la princesse qatari n’est qu’un épiphénomène mais il est symptomatique d’une grande exaspération qui sévit au jour le jour à Bruxelles.

La population bruxelloise, accueillante et ouverte aux autres cultures s’il en est une, est vraiment exaspérée par toutes les formes publiques et ostentatoires que prend un Islam de plus en plus militant, de plus en plus voyant, de plus en plus agressif, de plus en plus revendicatif. Un Islam qui ne s’adapte ni aux coutumes ni aux modes de vie de la Belgique mais qui par contre impose sans vergogne et sans retenue aux Belges de s’adapter à lui et impose son propre agenda politico-religieux, avec le concours d’hommes politiques complices.

Il suffit de se promener à Bruxelles, qui n’est pas historiquement une terre d’Islam,pour constater le nombre très important de femmes voilées dans les transports publics (il est souvent équivalent à celui des femmes non voilées), des projets d’instituts d’enseignement séparés, les quartiers qui vivent selon les horaires du ramadan, les prescrits alimentaires islamiques imposés aux non-musulmans, des drapeaux étrangers de pays musulmans brandis lors de compétitions de football, des quartiers entiers où la plupart des habitantes se voilent, par envie ou par contrôle social.

On a à Bruxelles largement dépassé le tolérable. Dans une société tolérante comme l’a toujours été la Belgique, sa tolérance est utilisée à mauvais escient par des groupes usant de la religion pour faire valoir un agenda politique et imposer au citoyen belge des valeurs et des modes de vie qui n’ont jamais été les siens. En clair, la Belgique n’a jamais dans son histoire vécu à l’heure de la chariah.

Le vivre ensemble est menacé clairement menacé. Il faut rendre aux Bruxellois le plaisir de vivre dans un pays qu’ils aiment et de côtoyer des gens, d’où qu’ils viennent avec qui la richesse des échanges sera liée au respect des traditions et de la culture du pays qui est le nôtre et que nous aimons, tel qu’il a été façonné par des générations d’ancêtres avant nous.

Faute de réaction des hommes politiques qui font l’autruche, ou plus grave encore, qui soutiennent ces groupes politico-religieux et leurs dérives antidémocratiques pour plaire à un électorat, la situation ne fera qu’empirer et on constatera de plus en plus de réactions de citoyens qui vraiment n’en peuvent plus de voir la transformation de leur ville et de leurs quartiers par des gens qui poursuivent un but : transformer Bruxelles en une ville totalement islamisée.

Dans l’attitude que les hommes politiques devront prendre face à l’Islam et au Musulmans, on ne peut que leur conseiller celle du Père Charles de Foucauld grand connaisseur du monde musulman et qui l’a sillonné en long et en large : il faut être sans illusion envers l’Islam comme système mais ouvert et plein de bonté envers les Musulmans qui apprendront à respecter des Européens lorsqu’ils deviendront forts de leurs convictions et de leurs valeurs.

Les citoyens belges qui réagissent bien légitimement devraient trouver des manières démocratiques, non-violentes pour ce faire mais la tolérance des belges est abusée depuis des années. L’exaspération est là, la violence est latente et est dangereuse dans une société démocratique qui doit justement viser la canalisation de la violence et la résolution dans le calme des conflits entre citoyens.

ABRAHAM. L

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