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Il y a manifestement des questions qui dérangent.Nous ne connaissons toujours pas l’origine du feu qui ravagea la cathédrale parisienne. Trop tôt pour désigner la fatalité ou un coupable. Et pourtant… 

Dans les premières heures de la catastrophe, un magistrat parla d’un « court-circuit », déclencheur de l’incendie. Déclaration étonnante, car l’enquête n’avait même pas débuté… Néanmoins, RTL n’hésita pas à relayer cette « information ».

L’empressement à apporter une explication, voire une conclusion, déchaîna les hypothèses complotantes les plus rocambolesques sur les réseaux sociaux. Il n’en reste pas moins que, loin des propos officiels, il reste quelques réalités qui dérangent.

Voici quelques avis de spécialistes permettant de se former une opinion saine et constructive.

M. Benjamin Mouton est l’ancien architecte en chef de Notre-Dame de Paris. Il « se perd en conjectures » devant un drame « qui a été vite », comme il le dit dans la vidéo ci-dessus.

Une de ses remarques concerne l’ancienneté du chêne (800 ans) qui ne prend pas feu sous l’effet d’une étincelle. Preuve en est apportée par l’expérience réalisée en direct par ce particulier.

Il y a aussi l’avis de ce chimiste, A. Lemoine, dont nous reproduisons l’intégralité de ses remarques. Elles aussi plaident contre la version officielle d’un « accident ».

Bon, autant que mes dix ans passés le nez dans les bouquins de physique et de chimie servent à quelque chose, donc, c’est parti !

La thermite est un mélange d’aluminium métallique et d’oxyde de fer. Sa réaction est dite « aluminothermique « , c’est une réaction typique d’oxydoréduction. C’est une réaction chimique au cours de laquelle se produit un transfert d’électrons, dans laquelle l’aluminium est oxydé et l’oxyde métallique réduit. Elle a été découverte par Hans Goldschmidt en 1893 et brevetée deux ans plus tard.

Cette réaction chimique génère une chaleur intense permettant d’atteindre une température de 2204,4 °C en quelques seconde. La thermite est utilisée le plus souvent pour souder ou faire fondre de l’acier.

Elle est extrêmement inflammable, la température atteinte lors de cette réaction est exceptionnellement haute (2200 degrés environ) permettant de brûler n’importe quel matériaux,
SA COMBUSTION PRODUIT UNE FUMÉE JAUNE CARACTÉRISTIQUE.

Elle est très facile à produire: il suffit de mélanger 50% de poudre d’aluminium et 50% d’oxyde de fer. Ensuite, pour amorcer la réaction, il faut utiliser une mèche en magnésium.
Tous les ingrédients sont en vente sur internet.

La cathédrale n’a pas brûlé toute seule, Quod Erat Demonstrandum.

Quels coupables ? 

Nous nous garderons bien de désigner des coupables. Toutefois, il faut bien relever que les incendies d’églises se sont multipliés ces derniers temps. Le Figaro reprenait les chiffres de la police, évaluant à 877 les dégradations apportées aux églises françaises pour la seule année 2018. Le plus spectaculaire, avant Notre-Dame de Paris, a détruit l’église Saint-Jacques, à Grenoble, en janvier de cette année.

Il convient aussi de remarquer que les discours de haine, lancés par des fanatiques musulmans sur les réseaux sociaux, choisissent pour décor des scènes de mise à feu des symboles européens. On le voit dans cette vidéo réalisée par un des auteurs des attentats au Sri Lanka,

Repoussons les conclusions hâtives. Et terminons de manière positive, en exprimant toute notre admiration et notre respect pour les pompiers qui ont permis de, circonscrire le sinistre et empêcher la destruction totale de ce qui reste un des monuments les plus emblématiques du génie des artisans européens.

Seule la vérité donnera une image complète de ce qui s’est passé à Notre-Dame de Paris.

D.K.

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