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La chose est suffisamment rare pour être relevée : le député du PARTI POPULAIRE  au parlement fédéral a été applaudi après avoir posé sa question au Premier Ministre, Charles Michel (MR). Un signe que le monde politique change, les choses bougent, le bon sens, exigé par les citoyens, reprend le dessus !

Le débat tournait autour des déclarations de Theo Francken (N-VA) à propos de la politique migratoire en Europe. A son retour d’une réunion des responsables européens des migrations, le secrétaire d’Etat à la Migartion avait annoncé « la mort de l’accord de Dublin » qui, en 2013, a plongé l’Europe dans une des périodes les plus sombres de son histoire d’après-guerre.

Les propos de Francken avait « outré » l’ineffable nouvelle star du PS, Pierre-Yves Derwagne… qui n’avait tessenti aucun « outrage » lorsque son coreligionnaire, Jamal Ikazban (PS), avait milité pour faire revenir un terroriste en Belgique, lui laissant tout loisir pour organiser les attentats de Paris (13 novembre 2015 et de Bruxelles (22 mars 2016). Derwagne ainsi que Catherine Moureaux (PS) avaient pris fait et cause pour le même Ikazban affichant son soutien aux Frères musulmans, par un signe sans équivoque, le trouvant « tout à fait en phase avec les valeurs du PS« .

Dans un grand élan démocratique, le président de la Chambre, Siegfried Braque (N-VA), a empêché Aldo Carcaci de poser sa question un un Charles Michel, affichant un sourire narquois.

Voici le texte complet de l’intervention d’Aldo Carcaci :

Monsieur le Premier Ministre, 

Votre secrétaire d’état à l’asile et à la migration a tenu des propos certes durs mais réalistes à la sortie d’une réunion de l’Union Européenne.

L’opposition s’en offusque … le parti populaire, non et une grande majorité des citoyens non plus d’ailleurs ; il suffit d’écouter la population.

Depuis quelques années, nous avons un problème avec la migration illégale que tout le monde est d’accord pour nommer « CRISE MIGRATOIRE ».

Il s’agit bien d’une crise, une crise qui risque, par définition, de créer le chaos et nous y sommes presque.

L’UE n’a pris aucune mesure si ce n’est négocier avec le dictateur Erdogan. Frontex n’est toujours pas plus efficace et joue même le rôle de sauveteur en mer.

L’Europe n’a jamais été aussi divisée : le nord contre le sud et l’est contre l’ouest.

500 millions d’européens sont impactés par cette crise que d’aucun n’est capable de résoudre.

Les Italiens et les Grecs ont été abandonnés à leur sort.

Mais revenons à la déclaration de Mr le Secrétaire d’état Francken.

Je le cite « nous devons trouver un moyen de contourner l’art 3 de la convention européenne des droits de l’homme ».

En fait, je comprends qu’il veut dire que nous devons revenir au texte de base et non à une jurisprudence incorrecte.

Cet article a été suivi à la lettre pendant des décennies jusqu’à ce que des juges européens, sans légitimité démocratique, très marquée à gauche, ne le subvertissent en 1989 pour empêcher l’expulsion de clandestins. Ces juges se sont substitués aux parlements nationaux purement et simplement en voulant appliquer une justice préventive.

Cet article devient un outil purement politique pour imposer une vision idéologique progressiste aberrante qui a pour conséquences de créer un appel d’air, d’accroître les noyades en méditerranée et d’empêcher les états d’exercer leur souveraineté.

Son interprétation atteint encore une autre dimension en 2012 quand le refoulement des bateaux de clandestins par l’Italie devient interdit au point de subir une condamnation.

Dès lors, jusqu’en 2012, personne ne se tracassait du « pushback ».

Cette méthode n’est évidemment pas la solution mais peut jouer un rôle de catalyseur pour encourager l’UE à adopter une vraie politique migratoire.

Depuis des années, nous disons au Parti Populaire que des camps, sécurisés, doivent être installés à l’extérieur des frontières de l’UE et que c’est à partir de ces « safe zone » que nous devons accueillir les vrais réfugiés fuyant les exactions ou la guerre.

Cette mesure mettrait un terme aux mafias des passeurs, renforcerait la sécurité des vrais réfugiés et couperait l’appel d’air.

Le secrétaire d’état ne dit pas autre chose.

Certains éminents juristes confirment d’ailleurs l’interprétation erronée de cet article 3 par les juges européens.

Il est inconcevable d’ouvrir nos frontières nationales sans fermer les frontières extérieures de l’Europe. Agir autrement est irresponsable car l’immigration a un coût que nos contribuables doivent supporter.

Il est urgent de provoquer un électrochoc au niveau de l’UE faute de voir nos démocraties se refermer petit à petit, les unes après les autres.

Ma question :

Monsieur le Premier Ministre, comptez-vous soutenir votre Secrétaire d’état et votre Ministre de l’Intérieur afin qu’ils portent ce vrai projet politique au niveau de l’Europe étant donné que je vous ai souvent entendu dire que la Belgique avait un rôle important à jouer au niveau de la cohésion européenne ?

Cette intervention recueilli une salve d’applaudissements sur les bancs de la N-VA.

Comme le rappelait Mischaël Modrikamen dans son intervention en direct sur Le Peuple TV, ce jeudi 7 juin : « Le vieux monde des PS, MR, CDH, Ecolo et DéFI s’écroule. Le peuple veut reprendre les choses en main. Il veut que sa voix soit entendue et que sa volonté devienne la pierre angulaire de toute politique dans les pays européens. La voie a été ouverte par les élections en Pologne, Hongrie, Tchèquie, Autriche, Slovaquie, Italie et tout récemment en Slovénie. L’Europe des eurocrates s’effondre. Personne ne la regrettera. Ce sont les peuples qui bâtiront l’Europe de demain« . 

D.K.

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