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De 100 à 110 licenciements, soit un emploi sur huit : c’est la note à payer pour les mauvaises affaires de RTL Belgium.

Très assidu sur les terrains de golf et dans les cocktails mondains, Philippe Delusinne, CEO de RTL Belgium, a concocté un plan « Evolve », qui propose des pistes d’avenir (mais l’avenir appartient-il encore à RTL?), pour autant que disparaissent 100 à 110 emplois. Après, on verra.

Car les affaires de RTL Belgium ne sont pas prospères. La chaîne privée ne vit que de ses rentrées publicitaires – pas un sou d’argent public. Mais les annonceurs se font plus rares et surtout plus exigeants sur les tarifs qu’ils trouvent trop élevés.

Contre toute logique, la RTBF, chaîne publique entretenue par les deniers du contribuable, multiplie les écrans publicitaires et se bat, à coups de millions, pour obtenir les droits de retransmission de grands événements sportifs, rassembleurs et générateurs d’écrans publicitaires.

Pour corser le tout, TF 1 débarque en Belgique et entend bien attirer les annonceurs qui allaient, presqu’automatiquement, vers RTL (Bel RTL et RTL-TVI).

Et puis, il y a le désamour du public pour la télévision. Cette évolution est très sensible parmi les plus jeunes, qui préfèrent les réseaux sociaux au téléviseur de papa. Pour une chaîne qui vit de rentrées publicitaires, dont le prix est basé sur les chiffres d’audience, ça la fout mal, comme on dit.

Souhaitons que RTL Belgium puisse sortir de cette mauvaise passe et continuer à satisfaire son public. Mais il est regrettable que la direction de l’entreprise n’ait pas envisagé d’évoluer (evolve, en anglais) plus tôt, en limitant la casse sociale. Cela aurait permis de former le personnel aux nouveaux défis, plutôt que de le licencier. Ce qui, jusqu’à plus ample informé, reste la seule mesure concrète pour évoluer (evolve, en anglais)…

N.B.

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