Print Friendly

Angela Merkel aura été la pire chancelière de l’histoire de la’après-guerre en Allemagne. Non seulement, elle est la responsable têtue de l’invasion migratoire qui a amené plus d’un million de migrants musulmans en Allemagne et va amener dans les 4 ans, 4 ou 5 autres millions de personnes au titre du regroupement familial, mais ella a aussi ruiné son pays par une politique énergétique aberrante.

Comme l’indique régulièrement le magazine Der Spiegel, la « folie » que représente la politique énergétique des pseudo-renouvelables (éolien et solaire), cause des problèmes colossaux par leur intermittence aux réseaux d’électricité allemands. Le démarrage de cette politique est à mettre au passif du gouvernement de coalition Schröder (PS) et Grüne (photo de tête)… 

Les activistes verts attaquent diabolisent l'électricité de source nucléaire tous les jours en Allemagne.
Les activistes verts attaquent diabolisent l’électricité de source nucléaire tous les jours en Allemagne.

Mais la sortie totale du nucléaire, est, elle, à mettre au passif d’Angela Merkel, qui – toute seule – a décidé au lendemain du tsunami japonais et de de l’accident de la centrale de Fukushima en 2011, de sortir totalement du nucléaire, alors qu’elle venait quelques mois plus tôt de signer un accord d’investissement nucléaire avec les « Utilities », les producteurs d’électricité principaux, Eon, Vattenfall et RWE.

Les entreprises en question ont vu leur quotation boursière s’effondrer, ont perdu des milliards d’EUR à cause de la lâcheté politique de Merkel, son brusque changement de politique,… et ont assigné le gouvernement en justice pour être indemnisées, à hauteur d’une vingtaine de milliards d’EUR.

Malheureusement pour ces entreprises, le jour même où Angela Merkel a été réélue pour la huitième fois à la tête de son parti, l’Union chrétienne-démocrate CDU,  la Cour constitutionnelle de Karlsruhe n’a donné que partiellement raison aux trois grands groupes électriciens RWE, E.ON et Vattenfall. Le juge leur a accordé le droit à une « compensation raisonnable » pour les coûts engendrés par le changement de cap radical de Berlin en matière énergétique.

Le montant de cette compensation doit être déterminé par le législateur, au plus tard à la mi-2018, a indiqué la Cour constitutionnelle. Mais la somme de 19 milliards d’euros, réclamée par les groupes énergétiques dans cette affaire, est balayée. La compensation tournera plutôt autour de quelques centaines de millions d’euros, un milliard dans le scénario le plus favorable aux groupes, selon des sources gouvernementales.

Etonnamment, sur le fond, le juge a déclaré que la sortie accélérée du nucléaire décidée en 2011 était conforme à la Constitution et qu’il ne s’agissait pas d’une expropriation, contrairement à ce que prétendent les 3 entreprises propriétaires des centrales. Certains commentateurs soulignent l’étroite proximité de la Cour constitutionnelle et du pouvoir à Berlin; la « raison d’état » ayant pesé dans la décision de la Cour de Karlsruhe…

Les choix éoliens de Merkel sont incroyablement coûteux et l'électricité produite en Baltique ne peut être transportée en Bavière. L'investissement devra être colossal.
Les choix éoliens de Merkel sont incroyablement coûteux et l’électricité produite en Baltique ne peut être transportée en Bavière. L’investissement devra être kolossal et l’opposition aux lignes à haute tension est aussi kolossale!

Quoi qu’il en soit, c’est une très mauvaise nouvelle pour le secteur énergétique allemand pour plusieurs raisons:

  1. les entreprises en question perdent des dizaines de milliards d’EUR et leur cours de bourse se sont effondré durablement. Tant pis pour les petits porteurs, pénalisés deux fois par la politique imbécile de Merkel. Ils ne retrouveront leurs billes que dans 10 ans ou plus…
  2. les choix politiques désastreux des gouvernements allemands successifs et l' »Energiewende » (le virage énergétique) ne sont pas pénalisés et les mauvais choix vont encore durer quelques années avant de s’effondrer avec l’arrêt de la subsidiation massive à un secteur inefficace: le renouvelable.
  3. Le choix des « renouvelables » augmente indirectement les émissions de CO2; l’Allemagne s’est hissée en tête des pays d’Europe qui émettent du CO2. Le nucléaire n’en émet pas, mais la peur engendrée par les Verts a triomphé.
  4. Les entreprises du secteur sont échaudées et vont réduire leurs investissements en Allemagne où la sécurité juridique n’existe plus. Vattenfall investit dans la distribution d’électricité éolienne au Danemark. Ces trois entreprises investissent dans le renouvelable, par obligation, en sachant que la rentabilité (excellente) n’est due qu’à la subsidiation massive et fatalement temporaire… Danger devant!

Heureusement, la France qui va passer à droite, remettra le nucélaire en première position pour la fourniture d’électricité. Les Français, meilleurs élèves d’Europe par la faiblesse de leurs émissions de CO2 en production électrique, continueront à fournir de l’électricité à tous leurs voisins qui eux, ont fait les mauvais choix…

L.R.

 

Commentaires