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Petit à petit, quelques hommes politiques émergent, après avoir hibernés bercés par le ronron dogmatique de l’écologisme. Dans certains esprits le « nucléaire » ressuscite mais fort timidement. Une réflexion pragmatique semble enclenchée qui nous l’espérons aboutira à un revirement en faveur de la filière nucléaire. Mais il y a URGENCE !

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L’ancien membre de cabinet du Commissaire européen à l’Energie, Bruno Alomar (un Français) a déclaré récemment que le nucléaire est une solution d’avenir, en évoquant une « quatrième génération » des réacteurs nucléaires et en soulignant que cette filière ne produisait pas de CO₂. Formé à Sciences-Po, HEC et l’ENA, il est actuellement maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris (IEP), communément désigné par l’apocope « Sciences Po ».
Il a récemment publié un article dans « La Tribune », intitulé : « N’enterrez pas le nucléaire! » en insistant sur les défauts rédhibitoires de l’intermittent.
Bruno Alomar a totalement raison. La quatrième génération est en cours d’élaboration un peu partout dans le monde. Différentes versions sont à l’étude ou au stade expérimental, y compris la solution des sels fondus de thorium. De petits réacteurs expérimentaux au thorium sont en opérations et la Chine qui mise énormément sur cette filière a décidé de s’y lancer résolument. De nombreux autres pays gardent une orientation nucléaire affirmée.
D’autant plus que le nucléaire ne produit pas de gaz carbonique, tellement décrié par les paranoïaques du réchauffement climatique. Pour rappel ce gaz est indispensable à la vie sur terre.

Nous n’avons pas cessé de répéter dans « Le Peuple » que le nucléaire était la seule filière rationnelle pour de très nombreux pays dont la Belgique. Le gouvernement belge ne fait rien pour reconstituer une industrie nucléaire de nouvelle génération. Il suit l’UE et investit dans les éoliennes.

Cette filière tant vantée par nos médias subsidiés n’aura jamais une capacité suffisante pour remplacer la production électrique d’origine nucléaire (et/ou carbonée). Les éoliennes ne sont que des appoints intermittents, non prévisibles et donc inutiles. Ce sont des dépenses colossales payées par le peuple… pour du vent !
Pour nous, il reste surprenant que les mensonges concernant l’intermittent ne trouvent pas d’échos négatifs, ni chez les politiques, ni parmi les professionnels du secteur.

Le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat) qui est un organisme purement politique, a tellement martelé des mystifications qu’elles sont devenues des vérités pour les citoyens lobotomisés. De même, la COP21, a évité soigneusement de parler du nucléaire en faisant une propagande médiatique pour l’intermittent. Une preuve de plus que les travaux de la COP21 ont été manipulés par les sectes vertes. C’est à tout le moins irresponsable, pour ne pas utiliser une épithète plus dramatique.

Il est clair qu’en ce qui concerne la Belgique, les tromperies onusiennes et européennes, conduiront notre pays à terme vers une catastrophe. A l’horizon 2025, vous assisterez à une déroute énergétique et financière.

Revenons un instant sur les deux derniers Commissaires Européens à l’énergie tout en soulignant qu’un vrai affrontement interne s’est soldé par une hégémonie allemande au sein de la Commission. Tout le monde s’est incliné devant la puissance économique de ce pays. De très nombreux postes clés y sont détenus par des Allemands et toute les décisions importantes prises à la Commission doivent avoir « l’imprimatur » du Bundestag.
C’est d’ailleurs l’une des raisons (parmi d’autres) qui ont poussé le Royaume-Uni au Brexit, même si ceci n’est jamais évoqué officiellement.

L’UE n’est plus qu’une organisation au service du pouvoir germanique. Junker fait seulement de la représentation, car il est aux ordres de la Chancelière.

De 2004 à 2010, le Commissaire Européen à l’énergie était un « Teuton », membre de la CDU (Union Chrétienne Démocrate, le parti de la Chancelière Merkel). Il n’y a pas de secret, Madame Merkel a toujours été soutenue par les Verts allemands, de vrais extrémistes de l’écologisme, des antinucléaires rabiques. Elle leur est redevable. Il ne serait pas surprenant que ce Commissaire, Günther Oettinger aura probablement été très attentif aux instructions de sa patronne et donc l’orientation énergétique européenne a reçu, à cette époque, un premier coup de barre vers l’intermittent.

Plus tard, en 2011, l’accident de Fukushima a donné une excuse complémentaire aux eurocrates allemands pour miner un peu plus les plans sur le nucléaire.

Depuis octobre 2014, le Commissaire à l’Energie et au « Climat » (Excusez du peu) est Miguel Arias Cañete, un Espagnol, membre du Parti Populaire espagnol, manifestement influencé par la pression germanique au sein de la Commission et par son orientation verte personnelle (Il a été ministre de l’agriculture et de l’environnement dans le gouvernement espagnol de 2011 à 2014).
A son arrivée en « responsabilité », sans expliquer comment il comptait atteindre ces (ses) objectifs, il a plaidé pour une Europe produisant 1/3 de son énergie, en énergie propre (entendez énergies intermittentes). Il a promis de promouvoir la lutte contre le réchauffement climatique tout en promettant de faire prévaloir les arguments scientifiques face au discours climato sceptiques.

Comment qualifier des gens qui décident pour les peuples européens, sans expliquer les procédures qu’ils vont utiliser pour atteindre leurs buts et qui n’étayent par leurs décisions avec un argumentaire incontestable ? Ce monsieur n’a qu’un « rationnel » doctrinaire.

Voyez le discours méli-mélo qui vous est servi soutenu par un harcèlement médiatique : chambardements climatiques ; gaz à effet de serre – CO₂ ; le nucléaire dangereux ; les merveilleuses énergies vertes ; la montée des eaux, les accidents de Tchernobyl et Fukushima, … il faut sauver la planète. Un emballage où le faux se retrouve avec un peu de vrai, pour qu’une majorité de citoyen se fassent balader.

Nous comprenons également que la Banque Mondiale refuse obstinément de financer des centrales nucléaires. Des pressions de l’ONU (avec son GIEC) ? De l’UE avec l’Allemagne en tête ? On peut facilement y penser.

Pour les citoyens belges la facture de l’électricité sera de plus en plus salée, jusqu’à devenir insupportable. Il y a aussi urgence pour son industrie !

JACQUES D’EVILLE

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