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Merci au professeur Damien Ernst pour oser dire ce que tous les politiques savent mais ont peur d’avouer. La sortie du nucléaire est prévue pour 2025 mais pour le professeur en électromécanique à l’ULg, Damien Ernest, on n’y parviendra pas. Il déclarait il y a quelques jours à la RTBF: « Il ne faut pas se leurrer. Il est trop tard déjà maintenant pour se passer des 6.000 mégawatts de nucléaire en 2025. A moins vraiment d’avoir une politique volontariste que je ne vois pas venir en termes d’investissements, on n’y arrivera pas« .

Le professeur Damien Ernst maîtrise parfaitement la question énergétique. Dommage que ce ne soit pas lui, le ministre…

Rappelons que les stupidités imposées par les gouvernements à composante Ecologiste, en l’occurence la politique des énergies pseudo-renouvelables,  nous coûtent des milliards d’EUR. Le solaire contribue un peu, mais l’éolien industriel est la vraie plaie. Il n’est pas fiable et les grosses « bouffées » d’électricité que produisent les éoliennes, doivent être compensées par des centrales thermiques, pour assurer tant bien que mal une continuité de la disponibilité de l’électricité,… Avec fortes émissions de CO2, un gaz qui n’est d’ailleurs pas de la « pollution » comme les brillants journalistes de la RTBF le répètent à longueur de séquences, mais est indispensable à la photosynthèse des plantes qui produisent de l’oxygène.

L’arnaque du renouvelable continue de détruire nos campagnes. Ici le ministre Di Antonio (2e à gauche – CDH) et ses copains de l’éolien industriel dans le Tournaisis

On n’a pas du tout intégré les milliards d’EUR que devraient coûter les « réseaux intelligents », capables d’envoyer dans tous les sens, le peu d’électricité du renouvelable » produit dans tous les sens… Un désastre sur le point de commencer.

Un incapable comme Melchior Wathelet Junior (CDH), ministre de l’Energie, a posé – rigolard – avec une maquette d’éolienne en main, mais il a depuis bien vite fait retirer toutes ces images d’internet et il a fort heureusement pour nous tous, quitté la politique.

Tous les politiciens qui ont été ou sont en charge de l’énergie, comme Calimero Furlan (PS) ou la ministre fédérale actuelle, Marie-Christine Marghem (MR – photo de tête) ont bien compris  après avoir étudié les dossiers dont ils avaient ou ont la responsabilité, qu’on ne peut pas se passer de la « grosse artillerie » énergétique « sérieuse » qu’est le nucléaire (qui n’émet pas de CO2) et assure la continuité de la livraison d’électricité pendant qu’on joue avec le « renouvelable ».

Marie-Christine Marghem (MR) confirme son incapacité à gérer la question énergétique. Elle sait très bien qu’on ne peut pas sortir du nucléaire en 2025, mais ne cherche plus qu’à durer le temps de la législature. Puis elle retournera à Tournai

Si la Belgique parvenait néanmoins à une sortie du nucléaire à la date prévue, en 2025, continue Ernst, cela ne se ferait pas sans casse: « problème de sécurité d’approvisionnement, prix trop élevés sur les marchés de gros qui menaceront la prospérité d’un tissu économique ». Damien Ernst en appelle donc à la fin « de la politique de l’autruche » des politiques. 

Le problème, c’est que Marie-Christine Marghem (MR) est une avocate tournaisienne, politicienne traditionnelle, qui a mis plus d’un an à comprendre de quoi elle parlait en matière énergétique, et dont le seul but est de durer le temps de la législature. Après moi, les mouches!

On a pu espérer un moment qu’elle aurait un peu de courage, mais elle ne peut gêner la politique pro-éolienne de l’intercommunale IDETA dont elle est vice-président empêchée et qui sera sa confortable tartine lorsqu’elle retournera à Tournai. IDETA fait son beurre des certificats verts, que paient indûment tous les consommateurs pour des sources énergétiques qui ne sont pas réellement renouvelables.

Alors Marghem fait comme tout bon politique, « un peu de tout », du chipotage, en attendant de s’en aller. Lamentable. Ce lundi matin, elle nous a débité un tissu de sottises, en tapant – comme tout le monde – sur le méchant Donald Trump, qui refuse (avec raison) de considérer qu’on peut changer quoi que ce soit au changement climatique – si changement climatique il y a. L’Allemagne est le mauvais exemple, Mme Marghem; le pays de Merkel est devenu le premier émetteur de CO2 d’Europe avec le Danemark A CAUSE DE l’éolien… La COP21 ne mérite que le naufrage.

Centrales nucléaires de Tihange: indispensables au-delà de 2025, évidemment, mais on continue à mentir aux Belges

Le manque de ligne directrice fiable des gouvernements belges en politique énergétique a des conséquences sur la gestion des centrales nucléaires, souligne encore Damien Ernst. Une société comme Electrabel n’ayant aucune réponse sérieuse pour l’après 2025, a tendance à délaisser les investissements dans les parties non-nucléaires de ses centrales. La maison-mère Engie, écœurée par la lâcheté des politiques belges, est prête à retirer la prise…

« Electrabel espère au minimum prolonger 3000 megawatts de centrale après 2025, la société espère donc que les partis belges inscriront dans leur programme une prolongation du nucléaire après 2025« , reprend Damien Ernst, « j’encourage les politiciens à analyser le dossier nucléaire convenablement et à avoir une réponse claire pour l’avenir« . On peut rêver! Marghem n’a pas l’étoffe pour oser prendre les problèmes à bras le corps. Et le voudrait-elle, l’émiettement du pouvoir dans notre pays de fous (4 ministres de l’Energie en Belgique!) l’empêcherait de faire quoi que ce soit. Nous entrons dans l’avenir à reculons.

C.T.

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