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Le numéro Inami, c’est le sésame pour pouvoir exercer la profession de médecin en Belgique. Problème : depuis une loi imposée par Laurette Onkelinx (PS), ces numéros sont limités. Maggie De Block (OpenVLD) fait tout son possible pour que ces attributions profitent à la Flandre, mais du côté francophone, c’est le foutoir dans toute sa splendeur !

En examinant les chiffres de la Commission de Planification, on découvre qu’en 2016, 696 médecins avaient reçu leur numéro Inami, mais 250 d’entre eux étaient diplômés à l’étranger – la plupart dans un autre pays de l’Union Européenne. Cela donne une proportion de 35,9 % ! A titre de comparaison, la proportion en Flandre est de 11,1 %…

Et encore faudrait-il se réjouir, car en 2015, le chiffre francophone était de 41,1 % – une baisse de 5 % !

Du côté francophone, cela dénote d’un mépris pour les jeunes diplômés d’origine belge, ainsi que la remise en cause de la valeur de l’enseignement de la médecine. Toujours ministre de l’Enseignement supérieur à la Fédération Wallonie-Bruxelles, Jean-Claude Marcourt (PS) a beau s’en défendre, les chiffres sont là : en francophonie, les médecins d’origine belge sont discriminés.

Et dire que c’est le même ministre Marcourt qui a imposé un examen d’entrée aux études de médecine ! Nos intérêts sont bien défendus…

Le Parti Populaire dénonce cette discrimination au détriment des Belges et propose que les numéros Inami soient attribués en fonction des besoins réels de la population et en examinant les secteurs de la médecine les plus en demande d’effectifs. La proximité est un des piliers d’une médecine bien comprise et à l’avantage du malade. En 2025, la Belgique sera en pénurie de médecins généralistes – ce n’est pas en attribuant des numéros Inami à des étrangers, attirés par les bonnes possibilités pécuniaires en Belgique, que l’on améliorera la qualité du service médical pour tous.

F. Molnar

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