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Grand débat ce lundi soir 20 mars, une « première » en France avant le premier tour, entre les 5 principaux candidats de la présidentielle française… Pourquoi ne pas tenter une politique qui ne pourra, qui ne peut pas, être pire que celle que les gouvernements successifs nous ont offerte ?

Les Français seraient-il masochistes au point de réélire Hollande en son avatar ? Si l’on en croit un sondage révélé hier, c’est en effet le programme de M. Macron qui aurait leur faveur, avec 29 %, suivi des 144 propositions de Marine Le Pen avec 22 %, et celui de M. Fillon à 18 %. Vous me direz qu’il s’agit d’un sondage réalisé par Elabe et BFM TV, un institut de sondage dirigé par Bernard Sananès, qui appartient à… vous l’avez deviné : Patrick Drahi !

Dans ce sondage, les sondés de droite hors du FN adoptent le programme Fillon à 58 % et celui de Marine à 11 % ! Un terrible décalage qui pourrait en dire long sur le choix des électeur au second tour, puisque ce peuple de droite lui préfère à 24 % les inepties de Macron dont on peut affirmer que les sondés n’ont pas pris la peine de lire le programme, se contentant d’en écouter les belles phrases.

Et pourtant, si jamais Marine avait raison ? Si son programme détaillé en 144 recommandations étaient le seul qui bouleverse la donne, le seul qui fasse retrouver à la France sa grandeur d’antan ? Le seul qui, assurément, ne sera pas une répétition des quarante dernières années.

À l’évidence, Marine nous propose une voie qui est l’antithèse de celle de Macron, et souvent fort éloignée du programme conservateur de Fillon.

L’intention de Marine se fonde sur un principe très simple, trop simple diront ses détracteurs : celui de nous retrouver comme si l’Union européenne n’avait jamais existé. Avant 1993, date de la création de l’Union européenne, surtout avant 1999, lorsque l’euro fut adopté par onze pays, la France vivait plutôt bien. Le chômage était à 8 %, il est aujourd’hui à 10,3 %. La balance commerciale qui vient d’afficher, pour 2016, un déficit de 53,1 milliards d’euros avait, en 1997, un excédent de 23,1 milliards.

 Donc, retrouver des frontières et une monnaie nationale pour une réelle indépendance qui permettra d’exporter, selon son propre choix, et non pas de s’enfermer dans un marché clos, n’est sans doute pas la pire des politiques. Comme le démontrent de nombreux experts, prix Nobel, etc. Le retour au franc et à une souveraineté financière, économique et politique pourrait être l’atout qui sortirait la France de son marasme économique. Les chiffres et les statistiques dont je vous ferai grâce sont disponibles sur la Toile pour les sceptiques.

Les Français craignent l’aventure proposée par Le Pen, mais ceux qui à longueur d’antenne nous expliquent que la sortie de l’Union européenne serait terrible et provoquerait la faillite de la France ne se rendent-ils pas compte que la France est déjà en faillite, que la dette abyssale de 2.300 milliards continue de grimper à raison de 100 ou 200 milliards chaque année (mais, au fait, c’est quoi, un milliard d’euros ?), que l’immigration devient irréversible et assassine notre civilisation ? Que, depuis vingt ans, nous avons tout perdu : notre prestige international comme notre joie de vivre ?

Alors, oui, pourquoi ne pas tenter une politique qui ne pourra, qui ne peut pas, être pire que celle que les gouvernements successifs nous ont offerte ? L’aventure de se retrouver Français et de conquérir à nouveau le monde comme une nation libre et indépendante ?

Alors, la gauche de Macron qui ne se veut pas gauche, le retour à une politique de droite qui ne sait plus où est sa droite… Oui, et si Marine avait raison ?

Source: http://www.bvoltaire.fr/florisdebonneville/on-faisait-pari-de-marine,319271

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