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Quelle gifle pour tous les donateurs, les contributeurs et les bénévoles qui travaillent pour Oxfam ! Depuis 2011, une très discrète enquête avait établi des « écarts de conduite » parmi les responsables de cette organisation en Haïti, dirigés par le Belge, Roland van Hauwermeiren. Et à présent, c’est du Tchad que parviennent des cris de détresse. Tant dans ce pays ravagé par les guerres et les famines que sur l’île des Caraïbes, l’argent des donateurs servait aux menus plaisirs de certains membres d’Oxfam avec des prostituées, dont certaines seraient mineures. Des soutiens dans tous les sens du terme…

On aurait dû s’en douter. Après le séisme qui ravagea l’île d’Haïti, en 2010, les informations étaient plutôt nébuleuses. Côté reconstruction, on ne voyait rien sortir de terre. Pourtant, une mobilisation générale des âmes généreuses avait envahi tous les moyens de communication. Presse, télévisions, radios débordaient d’éditions spéciales ; des Etats débloquaient des fonds ; des ponts aériens étaient établis. Et, bien entendu, les professionnels de « l’aide humanitaire » en appelaient au bon coeur des citoyens, inondés d’images de quartiers dévastés, d’enfants, victimes de la famine. Les agences de marketing façonnaient des « héros », livrés à la « grande presse » qui se chargeait d’entretenir les légendes.

Oxfam appartenait à ces sociétés de charité débarquant à Port-au-Prince (la capitale d’Haïti) et nanties de bonnes intentions et des dollars offerts à la suite de campagnes de « mobilisation ».

Sept ans plus tard, les résultats se font attendre. Ravagé autant par des éléments déchaînés que par une corruption endémique des dictateurs qui la pillent sans vergogne, Haïti ne se relève pas. Question : qu’ont donc fait toutes ces organisations « humanitaires »

qui ne cessent de solliciter notre portefeuille ? Réponse : pas grand chose. Et au coeur de ce « pas grand chose », il y a un vrai détournement de fonds pour se payer des prostituées des bas-fonds…

Le plus scandaleux en l’occurrence, c’est que les directions d’Oxfam, en Angleterre en en Belgique, étaient au courant des galipettes que s’attribuaient ses envoyés à l’étranger – et depuis 2011 ! Il aura donc fallu attendre 7 ans pour constater qu’Oxfam avait tout fait pour cacher la vérité. Et continuer à solliciter les bienfaiteurs.

Ce n’est pas la première dérive constatée chez Oxfam. Au plan mondial, la réalité de ces 20 organisations indépendantes apparaît éloignée de leur prétention à agir « contre les injustices et la pauvreté ».

Le Parti Populaire n’a de leçon de générosité à recevoir de personne : ses membres agissent, en groupe ou à titre personnel, pour aider discrètement, mais concrètement, les plus démunis 

En Belgique, Oxfam a eu pour secrétaire général le gauchiste Pierre Galand, entre 1967 et 1996. Il a profité de sa position pour imposer une ligne anti-israélienne et pro-palestinienne au sein d’Oxfam-Magasins du Monde en Belgique. Depuis 1986, il préside l’Association belge-palestinienne (ABP) du CNCD-11.11.11 (Centre national de coopération au développement) et de la CNAPD (Coordination nationale d’action pour la paix et la démocratie), groupements grassement subsidiés. Comme on se retrouve !

Oxfam survivra-t-il aux scandales haïtiens et tchadiens ? On est en droit de se poser la question. Les langues se délient et les deux scandales avérés auraient fait des petits en d’autres endroits du monde.

Et au-delà d’Oxfam, le projecteur se centre désormais sur les ONG dites humanitaires pas toujours aussi morales que les propos qu’elles tiennent. Il suffit d’évoquer des présidents et présidentes d’ONG, partis avec des parachutes dorés – autant de sommes issues et détournées de la générosité des donateurs…

Le Parti Populaire ne dénigre évidemment pas les élans du coeur. Des associations caritatives sont nécessaires : elles compensent les manquements de l’Etat ! Mais il est indispensable que ces associations reviennent à leurs fondamentaux : l’aide pure et directe. Nul besoin de dérives politiciennes (les liens avec les Palestiniens ou des groupes douteux, par exemple) : elles attirent des carriéristes vivant d’argent public, sous forme de subsides et de dons.

L’argent des ONG doit être soumis à une surveillance sérieuse et permanente. Sans cela, nous irons de scandale en scandale. Et ceux qui souffrent vraiment ne pourrons plus compter sur l’aide des citoyens honnêtes, mais qui ne veulent pas se sentir floués.

D.K.

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