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Après les Panama Papers, voici les Paradise Papers. Et on apprend que la Belgique joue au casino avec l’argent du contribuable. Notre argent. Pris la main dans le poker menteur financier, le gouvernement, tout penaud, nous explique qu’il mise sur l’as de trèfle dans l’espoir de soulager les finances de l’Etat. Faux ! L’argent provenant des spéculations de compagnies financière douteuses sert à payer les folies imposées, au fil des années, par les partis traditionnels. L’Etat prélève 74 % de votre salaire pour jouer au casino !

Les bénéfices espérés de ces opérations plus que troubles et suspectes serviraient, nous dit le gouvernement, à mener des politiques en faveur de l’emploi et des plus démunis à sauver les pensions, etc. Cela s’appelle de la démagogie de bas étage et du populisme (du vrai, pour une fois) destiné à nous tromper.

En réalité, cet argent (prélevé sur nos impôts !) sert principalement à deux choses : payer la dette extérieure monumentale de la Belgique (446 milliards d’euros, plus précisément 446.824.000.000 euros, soit 105,9 % de la richesse réelle du pays ! – chiffres de 2016) et payer ministres et ministères.

Une dette qui a été engagée par tous les partis traditionnels, et sans demander l’avis du citoyen. Ce dernier, sans le savoir et hors de sa volonté, vit au-dessus de ses moyens, et risque d’en payer les conséquences.

La Belgique compte 6 gouvernements (fédéral, flamand, bruxellois, wallon, Fédération Wallonie-Bruxelles, communauté germanophone) et 7 parlements (aux précédents, ajoutez la commission communautaire francophone – Cocof).

Le fédéral compte 17 ministres et secrétaires d’Etat ; la Flandre dispose de 9 ministres ; la Wallonie, 7 ; Bruxelles, 8 ; la Fédération Wallonie-Bruxelles, 7 ; la communauté germanophone, 4 ; la Cocof, 5. Soit, un total de 53 ministres !

Chacun de ces niveaux de pouvoirs s’accompagne de parlementaires. Au fédéral, ils sont 210 (150 parlementaires et 60 sénateurs) ; en Flandre, 116 ; en Wallonie, 75 ; à Bruxelles, 88 ; à la Fédération Wallonie-Bruxelles, 93. Soit, un total de 552 parlementaires !

Aux Etats-Unis (325 millions d’habitants), on dénombre 535 parlementaires fédéraux. Belgique, 150 parlementaires fédéraux pour 11.000.000 habitants ; Etats-Unis, 535 pour 325 millions d’habitants.

Aux Etats-Unis, il y a donc 1 parlementaire pour 607.476 Américains. En Belgique, 1 parlementaire fédéral pour 73.333 habitants ! Heureux Belges qui ont 5,5 fois plus de parlementaires que les Américains pour s’occuper de leur vie quotidienne…

Si on descend aux niveaux régionaux, l’écart est encore plus hallucinant : à Bruxelles (1 million d’habitants, il y a 1 parlementaire régional pour 11,3 habitants. Région wallonne : 48,1 parlementaire par habitant.

L’ennui, c’est que le citoyen belge ne se rend pas compte du travail « harassant » de ces élus, qui ne brillent pas par leur assiduité aux travaux parlementaires.

Ce n’est pas tout. Chacun de nos 53 ministres dispose d’un cabinet (50 membres, en moyenne) et d’une administration (une moyenne de 1.000 fonctionnaires par ministère – et

La Belgique de Charles Michel joue à la roulette avec l’argent du contribuable. Il prétend traquer les fraudeurs, mais oublie de balayer devant devant sa porte !

nous évaluons petitement). Faites le compte : cela fait 55.650 personnes à rétribuer. Evaluons le salaire moyen réel d’un fonctionnaire à 5.000 euros bruts, cela donne 278.250.000 euros par mois, ou 56.484.750.000 euros par an (pécules de vacances, primes et 13ème mois compris) – au moins !

Nos chiffres résultent d’un calcul simple et à la grosse louche. Nous ne sommes pas de ceux qui proclament « tous les fonctionnaires sont des fainéants » – loin de là. Il n’en reste pas moins que les fonctionnaires belges sont les plus chers d’Europe, selon l’Organisation du Commerce et du Développement en Europe (OCDE).

Le système politique belge est une hydre qui doit s’entretenir elle-même, ne vit que pour elle-même et ruine tout ce qui l’entoure. Le plus révoltant, c’est qu’au jeu des placements douteux de la Belgique dans des comptes exotiques aux visées peu avouables, ce n’est pas le parieur à l’insu de son plein gré (le contribuable belge) qui ramasse les gains, mais celui qui a détourné l’argent du parieur à l’insu de son plein gré.

Le Parti Populaire n’y va pas par quatre chemins : il exige la transparence sur l’utilisation de l’argent du contribuable. Quand un simple citoyen gère l’argent d’un parent, il doit rendre des comptes au cent près, et il demande l’autorisation à qui de droit s’il veut effectuer des placements. Il doit en aller de même avec l’Etat.

Mais dès qu’il s’agit de jeter l’argent du contribuable par les fenêtres, le clan politique, au pouvoir sous différentes étiquettes (PS, MR, CDH, Ecolo, DéFI…), se croit tout permis.

Il est temps d’apporter la rupture avec ces mauvaises habitudes.

A.D.

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