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Quatre pensionnés sur dix se retrouvent sous le seuil de pauvreté. La « récompense » pour des années de durs labeurs, de sacrifices, d’impôts toujours plus lourds, de promesses jamais tenues. 

Certes, il y a eu l’incompétence de nos politiciens. Une incompétence qui a fleuri grâce à leur ignorance des réalités de terrain. Et si compétence il y avait, elle se limitait aux avantages que se sont attribué les élus du peuple.

En mai 2019, s’ils ne sont pas réélus, certains parlementaires partiront avec une indemnité de départ plus que coquette : 458.000 euros, soit l’équivalent de 48 mois de salaire, après seulement 24 années d’activité ! (cité dans L’Echo, 6/9/2018) 

Tous les donneurs de leçon d’austérité sont les grands gagnants de ce jackpot : Laurette Onkelinx (PS), Christine Defraigne (MR), Olivier Maingain (DéFI), Marcel Cheron ( ECOLO), Herman De Croo (Open VLD), Didier Reynders (MR), s’ils ne sont pas réélus.

Les profiteurs de cette aubaine ont tenté de justifier l’injustice : un parlementaire ne reçoit pas d’allocations de chômage s’il perd son emploi. Mais un travailleur lambda non plus ! Ne pas être réélu, c’est une sanction de l’électeur, estimant que l’intéressé n’a pas accompli son boulot – ce qui s’assimile à une faute grave. Pour ce motif, un travailleur normal n’a pas droit au chômage.

GRAND DONNEUR DE LECONS D’AUSTERITE, OLIVIER MAINGAIN (DéFI) S’EST ASSURE UNE VIEILLESSE HEUREUSE

Donc, à moins être parlementaire, le Belge fait face à de vieux jours difficiles. La faute à qui ? Aux gouvernants, bien sûr, qui n’ont arrêté de nous rouler dans la farine. Un seul exemple : le Fonds Vieillissement, institué en 2001 par Johan Vande Lanotte (socialiste flamand) et destiné à assurer le paiement des pensions (c’est inscrit dans l’article 14 du texte fondateur) disait détenir un trésor de 5 milliards… qui ont disparu on ne sait où (voir : https://www.doorbraak.be › Binnenland). Mais, soyons lucides, la faute revient aussi aux électeurs qui n’ont cessé de voter pour ces gens.

Voici un texte de Sophie Flamand, chroniqueuse au mensuel Causeur, qui dit bien les choses :

« Les baby-boomers, ceux qui ont eu la pilule à 20 ans et le Viagra à 60, qui ont foutu la culture, l’enseignement et les services publics par terre, qui ont fait venir par dizaines de milliers des immigrés pour maintenir les salaires bas sans se préoccuper de l’avenir, ont bien profité de la pyramide de Ponzi qu’ils avaient créée, appelée « pension de retraite ».

Maintenant, le bas de la pyramide est ruinée et nous n’aurons pas de « pension de retraite ». La sécu aussi est ruinée par des aides délirantes sans plus aucun lien avec les cotisations qui la financent. Seuls s’en tireront les fonctionnaires dont la pension est garantie par vos impôts. Vous savez, ceux qu’on vous prélève de plus en plus sur le bas de laine ou l’appartement, bref sur ce dans quoi vous aviez investi afin de vous assurer quand même, vaille-que-vaille, une pension.

Bien joué, les gars ! »

Comme le préconise le PARTI POPULAIRE, il est plus que temps de rejeter les politiques du passé. Les caisses sont vides parce que leurs responsables les ont mal gérées. En revenant au bon sens et en appliquant le principe « Nos citoyens d’abord », les pensionnés peuvent retrouver l’espoir. 

A.D.

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