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Philippe Close (PS), bourgmestre non-élu de Bruxelles, est très inquiet. Des rumeurs font croire que les militaires vont quitter la surveillance des rues de Bruxelles. Close s’en prend au ministre de la Défense et, bien sûr, à Jan Jambon (N-VA). Mais que l’on se rassure : les « inquiétudes » de Close ne sont qu’un sinistre cinéma. 

Pour preuve, cette déclaration d’Yvan Mayeur (PS), le prédécesseur de Close, tout aussi non-élu que lui :  » Cette présence militaire n’a strictement aucun impact sur la sécurité,

sinon je le saurais” (déclaration faite le 2 mai 2015 au Soir et reprise dans Le Peuple, le 5 mai 2015). Cette énorme ânerie n’a jamais été contredite par Philippe Close. Ce dernier vient d’ailleurs de rappeler que « la mission primaire des militaires n’est pas de patrouiller dans les rues » (voir : https://www.bruxelles.be/services-de-presse).

Si la « présence militaire n’a aucun impact sur la sécurité », pourquoi le bourgmestre non-élu crie-t-il au loup ? Approche des élections, évidemment.

Le ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA), a démenti la rumeur : « Nous sommes passés de 1.800 à 550 militaires en rue, mais il n’est pas prévu de passer à zéro dans les prochaines semaines Tout dépend de la prochaine analyse du Conseil national de Sécurité (…) » (voir https://www.mil.be/fr).

Selon Close, il manque quelque 200 policiers dans la zone Bruxelles. La faute à qui ?

La politique du PS bruxellois à l’égard de la police a toujours été honteuse. Pour preuve, l’extrait de cette lettre ouverte, adressée par les policiers bruxellois à Yvan Mayeur (novembre 2014) :

(…) Avez-vous la moindre idée de la suffisance, du dédain, et du mépris que vous affichez à l’adresse de l’ensemble des policiers de votre zone lorsque vous déclarez : « moi, je n’aime pas la mauvaise police qu’ils ont faite jusqu’ici » ? (…)

Après la surprise et l’incompréhension, vient alors la colère. La colère de ces hommes et femmes qui, malgré vos nombreuses preuves d’animosité à notre égard, se sont toujours montrés discrets, et ont toujours eu à cœur de faire leur travail de la meilleure façon possible. (…)

Nous aimerions aujourd’hui comprendre ce que nous avons fait pour mériter ainsi votre dédain, et votre mépris. Quelles ont bien pu être nos fautes passées pour que vous fassiez montre d’autant d’animosité à l’égard de votre corps de police, qui ne demande qu’à travailler en bonne collaboration avec tous ses partenaires ? (…) ».

Dans cet état d’esprit, la sortie de Philippe Close tombe très mal. En répandant de fausses rumeurs (le départ précipité des militaires en rue), le bourgmestre non-élu lance un appel aux terroristes : « des rues sans militaires, un manque de 200 policiers, venez en paix, messieurs les terroristes ! ». Cela s’appelle jouer avec la sécurité des Bruxellois.

Que les déclarations Philippe Close soient dictées par de basses considérations électoralistes est encore plus scandaleux. C’est aussi une manière (assez bancale) de détourner l’attention du bon peuple des casseroles que traîne le bourgmestre non-élu : Cirque Royal, NEO, gaspillage d’argent public en faveur des copains, Cuisines bruxelloises où il soutient Faouzia Hariche, etc. Le temps du changement radical est venu !

A.D.  

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