Print Friendly, PDF & Email
Juste quelques heures. Il n’aura fallu que quelques heures pour que les grandes entreprises américaines commencent à réagir à la baisse d’impôts historique de 1500 milliards de dollars promis par Donald Trump. Et leur réaction n’est pas exactement celle que les experts et les médias ont annoncée…
La baisse des réglementations du président Trump a dopé l’économie avant même la baisse des impôts

Pendant que Macron annonce qu’il va prendre dans votre poche 4,5 milliards d’impôts supplémentaires, 85% des Américains vont conserver un peu plus de l’argent qu’ils gagnent.

  • Les Américains vont également voir dès janvier une baisse des prélèvements sur leurs chèques de salaire.
  • Une famille typique de 4 personnes qui déclare un salaire de 73 000 dollars par an donnera à l’Etat près de 2100 dollars de moins d’impôts sur une année.

Mais la grosse surprise est arrivée mercredi, quelques heures après le vote historique de réduction des taxes promises par le Président Trump.

Dans Le Monde, qui décidément ne comprend pas grand-chose non plus à l’économie, Arnaud Leparmentier se fait l’écho des critiques exprimées par les médias, qui agissent surtout comme porte-parole du parti Démocrate. Il explique que la réforme est « surtout favorable aux multinationales », sans comprendre la simple logique de cause à effet : lorsque dans un environnement capitaliste et libéral, l’entreprise gagne, ce sont les salariés et l’ensemble du pays qui encaissent.

Et c’est exactement ce qui vient de se produire non pas dans les mises en garde de la gauche, non pas dans la propagande socialiste, ou dans les spéculations anti-Trump, mais dans le monde de la réalité pour lequel les idéologues ont un tel mépris.

Plusieurs géants viennent d’annoncer qu’ils vont verser des primes exceptionnelles et des hausses du salaire minimum aux employés à la suite de l’adoption du projet de loi républicain de réforme fiscale en raison des réductions d’impôt importantes dont ils vont bénéficier du fait de la baisse de 15% du taux d’imposition des sociétés à 21%. De nouveaux investissements sont également prévus, lesquels auront un effet boule de neige sur la bonne santé économique.

AT&T

  • AT&T a déclaré qu’elle va offrir une prime de 1 000 $ à plus de 200 000 employés dès que la réforme fiscale sera promulguée,
  • Elle a promis d’investir un milliard de dollars supplémentaires aux États-Unis en 2018.
  • Le PDG, Randall Stephenson a fait l’éloge de la législation fiscale comme étant « une mesure monumentale pour aligner les impôts payés par les entreprises américaines sur ceux du reste du monde industrialisé ».

Boeing

  • Boeing a annoncé qu’il va consacrer 300 millions de dollars à des « placements liés aux employés et à des organismes de bienfaisance » en raison de la baisse de la fiscalité.
  •  » Les réformes nous permettent d’être plus compétitifs sur la scène mondiale et nous donnent une base plus solide pour investir dans l’innovation, les installations et les compétences qui soutiendront notre croissance à long terme », a déclaré le PDG Dennis Muilenburg dans un communiqué.

Comcast

  • Comcast (pour les non-Américains, Comcast est surtout connue comme le géant qui propose son réseau câblé et internet dans nos résidences) a décidé de verser des primes de 1 000 $ à 100 000 employés non cadres, en raison du démantèlement des règles de neutralité du Net décidé par Obama et l’adoption de la réforme fiscale.
  • Le chef de la direction, Brian Roberts, a également déclaré que l’entreprise prévoit de dépenser « bien plus de 50 milliards de dollars en investissements dans l’infrastructure au cours des cinq prochaines années ».

Fifth Third Bankcorp

La Bancorp a déclaré qu’elle augmente le salaire minimum horaire à 15 $ pour ses employés américains.

Wells Fargo

  • Wells Fargo a déclaré qu’elle augmente le salaire minimum pour les employés américains de 13,50 $ à 15,50 $,
  • Elle annonce également qu’elle va verser 400 millions de dollars de dons à des organismes communautaires et sans but lucratif en 2018.

Et ce n’est qu’un début…

Conclusion

L’esprit de la réforme fiscale est simple à comprendre pour nous, mais pour un Français, il s’agit d’un concept abstrait, presque de la science-fiction : en un mot, c’est un projet anti-Etat social, car « l’Etat social » crée surtout le chômage, l’appauvrissement des ménages, et une certaine misère morale. C’est une réforme qui considère que ce n’est pas l’Etat qui s’occupe de nous et nous prend en charge, mais nous qui nous occupons de nous-même et qui nous prenons en charge.

La réforme ne vise à aucune redistribution des revenus des uns qui travaillent dur pour les donner aux autres qui se roulent les pouces, une idée que nous considérons comme immorale. Elle ne consiste pas, comme la nouvelle hausse que vous, en France, allez subir, à ce que l’Etat vous prenne votre argent et le donne à d’autres, mais à laisser à ceux qui triment le résultat de leurs efforts. C’est le mérite contre la « générosité » sous la contrainte. Avec cette baisse, l’Etat va nous laisser garder un peu notre argent.

La réforme ne cherche pas à « corriger les inégalités » par le biais de l’impôt, car nous considérons que les inégalités font partie inhérente de la vie et ne doivent pas être niées par des gens qui ne produisent pas de richesse. Nous avons de nombreuses lois sociales, mais nous considérons que c’est en créant des emplois et permettant aux salaires de progresser, en libérant les entreprises de la pression fiscale et réglementaire de l’Etat, que les inégalités sont corrigées par le marché, et non par un décideur étatique qui la plupart du temps ne comprend pas ce qu’il fait.

La réforme est donc résolument anti-Etat et surtout anti-Etat social. Ce sont les milliardaires, les Bill Gates, qui font dans le social avec leur fortune.

JEAN-PATRICK GRUMBERG

Source: https://www.dreuz.info/2017/12/21/pluie-de-primes-aux-salaries-pour-feter-la-reforme-fiscale-historique-de-trump/

Commentaires