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Et les petites révélations continuent à Bruxelles! Selon les quotidiens De Morgen et Het Laatste Nieuws, relayés par l’agence Belga, le PS ne déterminait pas uniquement le conseil d’administration du Samusocial, mais employait également des personnes proches des ténors du PS dans l’ASBL : du frère d’Yvan Mayeur à la fille de Laurette Onkelinx, en passant par les filles de l’ex-patronne du CPAS, Pascale Peraita ou la famille d’Alain Hutchinson.

Le couple Uyttendaele (avocat du Samusocial et des cabinets socialistes) et Onkelinx (présidente du PS bruxellois, ministre et grand défenseur du Samusocial)…

Il était inévitable que les langues se délient. L’enquête officielle de la Justice va probablement livrer quelques autres perles socialistes…

Outre la discussion sur la composition du conseil d’administration du Samusocial et les indemnités perçues par les administrateurs pour des réunions qui n’avaient peut-être pas lieu, il s’avère à présent que plusieurs politiques du PS ont engagé des membres de leur famille dans l’organisation. Et puis il y a un paquet d’anomalies qui en disent long: des avances de trésorerie par le CPAS de Bruxelles au Samusocial pour 2,2 millions d’EUR, les 109 travailleurs « mis à disposition » par le CPAS au Samusocial, etc…

Le népotisme est la règle! Le frère de l’ancien bourgmestre Yvan Mayeur y travaille comme responsable du matériel. La fille de Laurette Onkelinx, la présidente du PS bruxellois, a également travaillé un temps pour le Samusocial. D’après une source, il s’agit d’un stage. D’après une autre source, elle a travaillé une petite année et le poste a été créé pour elle, sans publication d’une offre d’emploi. Un emploi fictif. « Durant tout ce temps, je ne l’ai vue que deux fois. Et les deux fois, elle buvait du champagne avec la direction », témoigne un ancien cadre.

Le frère d’Yvan Mayeur travaille au Samusocial. Tous camarades au Samusocial…

La fille de Pascale Peraïta, l’ancienne présidente du CPAS, travaille toujours au Samusocial. Sa maman a touché l’an passé 204.000 EUR (plus de 8 millions de BEF) pour s’occuper des malheureux. Vive le PS!

« Il est bien possible que toutes ces personnes aient fait leur travail convenablement, ou le fassent toujours. Mais c’est significatif de la façon dont le PS gérait l’organisation de sans-abri. C’était plus que fermer les yeux », conclut De Morgen.

Avec Belga

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