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Malheureusement pour les citoyens paisibles et mécontents, les manifestations de gilets jaunes dégénèrent parfois, donnant lieu à des répressions violentes de la police.

A tort ou à raison, tous les moyens sont mis en oeuvre : gaz lacrymogènes, armes dites « dissuasives », matraques, etc. Car, bien sûr, les forces de l’ordre doivent se défendre.

Le problème, c’est que les forces de l’ordre reçoivent… des ordres. Venus « d’en haut », c’est-à-dire, de la préfecture, c’est-à-dire, le pouvoir macronien. Qui donne volontiers dans le surréalisme, lorsque le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, déclare : « Aucun manifestant estropié ne l’a été en respectant pas les droits de l’homme » !

Et là, on se pose au moins une question : pourquoi tant de détermination contre les gilets jaunes et pourquoi l’absence de détermination dès qu’il s’agit des quartiers « de non-droit », des banlieues « difficiles », des archipels non-français ?

Sans en arriver à l’exigence extrême de la vidéo ci-dessous, il faut bien convenir que les véhicules de police, caillassés dans les cités, prennent la fuite et ne répliquent pas. Là encore, les ordres viennent « d’en haut ».


Il semble bien que les gilets jaunes subissent une diabolisation (notamment par une presse agressive et aux ordres) dont le pouvoir se sert pour justifier la lourdeur des répliques policières. Encore une fois, le fossé entre le pouvoir et la réalité des citoyens… 

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