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Depuis quelques années, les automobilistes, au banc des accusés, subissent les foudres des autorités qui les rendent principaux responsables de la pollution atmosphérique. Cela relève largement du lavage de cerveaux.

Les autorités parisiennes viennent de lancer les macarons « Crit’air ». Il s’agit de 7 vignettes différentes. L’une pour les véhicules électriques. Les six autres pour différencier les autres véhicules, du plus « polluant» au moins « polluant ».

Certaines catégories d’autos de ne pourront ainsi pas rouler les jours où des pics de pollution sont trop élevés. Ces macarons seront les indices visibles pour les contrôles effectués par la police.

Cette mesure discriminatoire a peu de sens.

La Suisse – pays réputé pour sa conscience environnementale forte – a renoncé en 2011, après une longue analyse, à mettre en œuvre de telles mesures qui engendreraient des charges administratives excessives en regard de son utilité et provoquerait une inégalité de traitement des citoyens.

Il serait bon de décrire une situation objective et factuelle. Et pour se faire, nous aborderons le sujet, le plus simplement possible, en démontrant les pièges de l’endoctrinement de la pensée unique. Car les autorités font croire que la situation est devenue dramatique, c’est faux, l’atmosphère dans les pays développés est bien plus saine qu’il y a 50 ans.
truthlies[1]Il est évident que nous ne prendrons pas en compte le cas de la Chine et d’autres pays en développement, qui ne sont pas exemplatif des phénomènes européens.

La pollution de l’air est une altération de sa qualité par des polluants qui peuvent être d’origine naturelle ou d’origine anthropique (causée par les activités humaines). Nous n’aborderons pas ici la pollution naturelle, bien qu’elle soit, dans certains cas, à l’origine de troubles plus ou moins graves (comme les pollens, ainsi que le radon, gaz radioactif émanent de certains sols, notamment en Bretagne et dans les Ardennes Belges).

Les polluants anthropiques peuvent être composés de gaz ou de particules en suspension qui pourraient être nocifs pour la santé. Mais le corps humain est parfaitement capable de résister à de très nombreux polluants lorsque leur concentration ne dépasse pas un certain seuil (voir à ce sujet notre article sur l’hormèse).

La réalité de la pollution de l’air

Ce que les médias et les autorités ne disent pas : la pollution atmosphérique a fortement diminuée depuis les années 50-60, où elle avait atteint des sommets, notamment à cause de certaines industries alors très polluantes comme la sidérurgie.

Il nous faut d’abord repréciser que le gaz carbonique (CO₂) n’est pas un polluant. Ce gaz n’est pas un « poison » et, contrairement à certains gaz dangereux, il ne s’accumule pas dans l’organisme. Les autorités incultes ne font pas de distinction entre le gaz carbonique et les autres composés chimiques. C’est une aberration.

Voici quelques substances qui peuvent être considérées comme polluantes. Nous y avons ajouté des informations relatives à des mesures prises à Paris de 1992 à 2015, avant la piétonisation des berges de la Seine.

  • Les oxydes de soufre SOₓ (13 types d’oxyde de soufre sont recensés possédant une nocivité plus ou moins équivalente). Le seuil tolérable est de 50 µg/m³ (µg = microgramme ou millionième de gramme).
    De 1992 à 2015, le taux de SOₓ à Paris est passé de 27 µg/m³ à moins de 6 µg/m³. 
  • Les oxydes d’azote NOₓ (6 types d’oxyde d’azote peuvent être présents dans l’atmosphère, présentant une toxicité équivalente). Le seuil tolérable est de 150 µg/m³.
    De 1992 à 2015, le taux de NOₓ à Paris est passé de 105 µg/m³ à 47 µg/m³. 
  • Le Benzène (C₆H₆) est un polluant cancérigène dont le seuil admissible en France a été réduit en 2014 à 2 µg/m³.
    Ce qui convient puisque le taux de ce polluant à Paris est passé de 5,6 µg/m³ en 1992 à 1 µg/m³ en 2015. 
  • Les particules fines constituent la source de tous les fantasmes et des chiffres circulent dont nous laisseront la paternité à ceux qui veulent semer la panique. Diffusé par les médias : 48.000 morts par an seraient causés par les particules fines. Il nous a été impossible de trouver une source scientifique fiable confirmant ce chiffre.
    Le taux de particules fines à Paris a diminué de 50 % entre 1992 et 2015.

Piétonisation des berges de la Seine : boom de la pollution

Mais la pollution atmosphérique parisienne à fortement augmenté depuis la piétonisation en 2016 des berges de la Seine, imposée sans concertation par Anne Hidalgo, la maire socialiste de Paris. En effet, les berges étaient jusque là un des axes principaux de pénétration dans Paris. Depuis leur piétonisation, la durée des trajets et les embouteillages ont fortement augmenté, ce qui a fait exploser la pollution.

Augmentation de la pollution à Paris suite à la piétonisation des berges de la Seine
L’augmentation de la pollution à Paris suite à la piétonisation des berges de la Seine (source: étude du Comité régional d’évaluation de la fermeture des des voies sur berges parisiennes)

C’est ce que démontre une récente étude scientifique du Comité régional d’évaluation de la fermeture des voies sur berges parisiennes. C’était d’ailleurs totalement prévisible : toutes les études montrent indiscutablement qu’un véhicule pollue beaucoup plus à l’arrêt ou circulant par à-coup que roulant à vitesse constante (l’optimum étant, suivant les véhicules, entre 50 et 80 km/h). De plus, il est évident que plus longtemps un véhicule est dans le trafic, plus il pollue, non?

Evident pour tout le monde, sauf pour les khmers verts comme Hidalgo, pour lesquels les faits prouvés sont faux lorsqu’ils contredisent leurs dogmes…

Qui produit ces polluants ?

Environ un tiers est produit par les industries, un autre tiers par les chauffages domestiques (surtout le chauffage au bois), et enfin le dernier tiers est engendré par le trafic automobile.

Allons-nous vers une suppression des industries et des chauffages domestiques ?
Nous voyons bien que les mesures « crit’air » ne sont qu’une opération de communication.

Elles ont deux buts principaux : imposer de nouvelles taxes et satisfaire aux dogmes des écolos, particulièrement focalisés sur leur haine de l’auto et du diesel, lequel devient progressivement propre avec les moteurs aux normes Euro6.

Les autorités s’occupent de l’air atmosphérique extérieur, mais n’osent pas divulguer les mesures prises dans l’air des métros, où le taux des particules fines est de dix fois supérieur que celui à l’air libre ! Dans ce cas précis, c’est le silence absolu.

L’hypocrisie règne en maître

Nous ne pouvons que constater un acharnement sur l’automobile. Comme le démontre la pollution causée par piétonisation des berges de la Seine, c’est totalement contre-productif.

Alors que les écolos s’agitent en proférant des mensonges et que les autorités récupèrent de l’argent en prétextant que c’est pour protéger la santé des citoyens, personne n’évoque une donnée capitale :

L’espérance de vie moyenne de l’être humain a augmenté de 30 ans en un siècle !

JACQUES D’EVILLE

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