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Chiffres effarants ! Pour un salaire brut de 3.216 euros (moyenne, en 2016), l’Etat se sert copieusement. Et pas qu’un peu : il prend… 3.544 euros. Vous avez bien lu : 3.544 euros pour un salaire brut de 3.216 euros ! Comment cela est-il possible ?

Au départ, il faut savoir que pour un salaire brut de 3.216 euros, le patron débourse en réalité 4.800 euros. La différence avec les 3.216 euros, ce sont les 33 % de charges patronales.

Et c’est alors que le fisc commence à grignoter votre salaire brut. Au bout du compte, il vous restera un salaire net de 1.954 euros, après avoir déduit les 13 % de l’ONSS, les 29 % de précompte professionnel et les 30 euros de cotisation spéciale pour la sécurité sociale.

Mais cela ne s’arrête pas là ! De vos 1.954 euros, il faut défalquer les 21 % de la TVA indirecte, que vous acquittez sur les produits que vous achetez, le précompte immobilier si vous êtes propriétaire de votre logement, les taxes communales, ce que l’on appelle « les impôts cachés », c’est-à-dire, les contraventions évaluées à 500 euros par an (42 euros par mois), la taxe voiture, les assurances obligatoires.

Tout compte fait, ils vous restent réellement 1.256 euros en main. Ce qui représente 26 % des 4.500 euros de départ. L’Etat vous prend bien 74 % de votre salaire !

Et ce n’est pas fini, puisque la Région wallonne veut vous pomper 100 euros par an et par couple, au titre d’une sécurité sociale wallonne. Et ne parlons pas des nouveaux impôts sur les chats (voir articles sur cette page). Les automobilistes seront mis (encore une fois !) à contribution pour des taxes en tout genre, sous de fallacieux prétextes écologiques.

A propos d’automobiles, les taxes et accises sur les carburants sont les plus élevés d’Europe : 67 % du prix d’un litre d’essence et 60,5 % pour un litre de diesel. A ce record, on ajoutera celui du prix de l’électricité. N’en redemandez plus !

Le slogan du gouvernement Michel, ce n’est pas « Jobs, jobs, jobs », mais bien « fric, fric, fric » !

Mais après tout, on pourrait se dire, comme les Danois : « On accepte ces 74 % d’impôts et taxes diverses, puisque l’Etat gère bien son patrimoine ».

Hélas ! Ce n’est pas le cas en Belgique… La dette extérieure du pays (environ 350 milliardsd’euros) est plus élevée que la richesse totale des Belges. Cela signifie que si tous les créanciers de l’Etat réclamaient leurs mises au même moment, il ne resterait plus un sou vaillant pour payer le fonctionnement de la maison Belgique : plus de salaires, plus de pensions, plus d’électricité, plus… rien !

Hors ce scénario apocalyptique, il faut bien constater qu’en nous extorquant 74 % de nos salaires, l’Etat ne remplit plus ses obligations.

Insécurité en hausse (donc, faillite du devoir de protection de l’Etat), entretien des routes, tunnels et ponts retombé pratiquement à zéro, prix à la consommation parmi les plus élevés d’Europe (on va s’approvisionner désormais en France, aux Pays-Bas, au Grand-Duché, voire en Allemagne), indépendants, petits commerçants poussés à la faillite (le record des faillites a été franchi au mois d’octobre 2017), paupérisation de la classe moyenne, enseignement en baisse sérieuse de qualité, jeunesse sans futur, multiplication des emplois dévalorisants pour les jeunes, et cerise sur le gâteau, une véritable armée de politiciens grassement payés et ne remplissant pas les tâches pour lesquelles ils ont été élus.

« Jobs, jobs, jobs » ? Flop, flop, flop !

A.D.

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