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Comme nous l’avions prévu dans notre précédent article, l’anniversaire de Fukushima fut, hélas, un prétexte pour un nouveau festival de mensonges. Beaucoup d’articles des médias francophones parlent du drame, réel, des 160 000 évacués des environs de la centrale nucléaire. Mais aucun ne cite la cause réelle de ces évacuations, dont la plupart étaient injustifiées : c’est la peur démesurée des radiations, provoquée par les médias asservis à l’idéologie antinucléaire.

La plupart des médias francophones ont passé sous silence les presque 20 000 victimes du tsunami meurtrier qui, le 11 mars 2011, a dévasté la côte ouest du Japon…
La plupart des médias francophones ont passé sous silence les presque 20 000 victimes du tsunami meurtrier qui, le 11 mars 2011, a dévasté la côte ouest du Japon…

Et aucun ne mentionne l’absurdité des normes d’évacuations. En effet, celles-ci sont établies sur base de l’hypothèse, largement dépassée, de la Relation Linéaire Sans Seuil (RLSS). Rappelons que celle-ci implique que « si une personne en bonne santé sautant d’une hauteur de 10 mètres sur un sol dur est pratiquement sûre de mourir, cette même personne est également pratiquement sûre de mourir si elle saute 100 fois d’une hauteur 100 fois moindre… soit de 10 cm ! » (Plus d’infos dans notre article.)

Quelques articles globalement corrects

Quelques articles pour l'anniversaire de Fukushima sont globalement correctsBonne surprise cependant : nous avons trouvé trois articles globalement corrects – même si aucun d’eux ne mentionne les deux points citée ci-dessus.

D’abord, félicitons 7sur7 qui, sur base d’un communiqué de l’agence Belga, narre les commémorations au Japon pour l’anniversaire du tsunami catastrophique du 11 mars 2011, avec juste un petit paragraphe sur l’accident de Fukushima qui en résulta.

Ensuite, le Forum Nucléaire publie un excellent récapitulatif de la situation à Fukushima. Et de même, le SFEN publie un dossier de qualité. Comme souvent, ce sont les organisations industrielles qui publient de l’information scientifique valable – elles risqueraient de trop gros ennuis si elles mentaient !

Mais les médias les ignorent, préférant les mensonges simplistes colportés par les gourous antinucléaires : ceux-ci sont alarmistes, et la peur fait des articles plus médiatiques que les vérités scientifiquement établies. Pourtant, les activistes antinucléaires ne sont soumises à aucun contrôle. Et tout comme les sectes, ils ne survivent que par les dons reçus de personnes trop crédules… grâce à la publicité gratuite que leur font les médias !

Troisième prix de la désinformation pour l'anniversaire de FukushimaTroisième prix de la désinformation

Le reste des médias francophones se contente de relayer les propos des antinucléaires. Notre troisième prix revient à BEL-RTL et d’autres médias qui reprennent un article intitulé Insultes et stigmatisation pour les déplacés de Fukushima. En effet, s’il y a un fonds de vrai dans cet article, ils omettent de dire que la cause est la peur absurde des radiations que les médias ont crée par leur campagnes de désinformation…

Deuxième prix de la désinformation pour l'anniversaire de FukushimaDeuxième prix de la désinformation

Notre deuxième prix revient à l’article Fukushima: le Japon se recueille six ans après le tsunami dans l’Express.fr. Son titre est mensonger : le recueillement au Japon est autour de la catastrophe du tsunami – et non autour de Fukushima. Et concernant les évacuations aux alentours de Fukushima, ils prétendent qu’il reste « encore 123 000 déplacés » – alors que c’est 79 000 selon les sources sérieuses ; et que ceux-ci ont été « chassés par les radiations » – alors qu’ils ont essentiellement été « chassés par la peur des radiations provoquée par la désinformation médiatique ».

Grand prix de la désinformation pour l'anniversaire de FukushimaAnd the winners are…

Hélas, les autres articles que nous avons consultés se partagent ex æquo le premier prix de la désinformation : ce sont des tissus de demi-vérités et de mensonges, qui omettent complètement le drame des presque 20 000 victimes du tsunami. Citons par exemple :

  • La Libre base un article sur les propos de Kendra Ulrich, qu’ils affublent du titre de spécialiste du nucléaire, alors qu’elle n’est rien d’autre que la « responsable de campagne (de désinformation – NDLR) antinucléaire de Greenpeace au Japon » (source).
  • La RTBF consacre un article aux manifestations antinucléaires organisées en France à l’occasion de l’anniversaire du tsunami. Et dans une émission de 2 minutes consacrée au retour des évacués de Fukushima, elle parle de « radiations dangereuse » qui y subsistent (FAUX) et de sangliers « radioactifs » (GROTESQUE !!!) qui y rôdent…
  • Le Monde lui aussi ignore les presque 20 000 victimes du tsunami.
  • Et de même, Science et Avenir, qui donne la parole à une « sociologue » dans un article bourré de mensonges. Par exemple, elle cite « l’explosion de la centrale nucléaire » de Fukushima (alors que ce n’est pas la centrale nucléaire qui a explosé mais rien que le hangar protégeant la centrale de la pluie). Elle parle d’accident d’ampleur « sans égale », alors que les radiations n’y ont pas fait de victimes et que Tchernobyl a rejeté 10 fois plus de matières radioactives. Etc…

Pour s’informer, lire Le Peuple !

Bref, on ne peut qu’une fois de plus déplorer combien la désinformation médiatique est généralisée. Il est grand temps que les journalistes de la grande presse lisent Le Peuple : visiblement, c’est le seul média francophone à publier de l’information scientifique de qualité !

J.S.

Cet article fait suite à notre article Anniversaire de Fukushima : festival de mensonges ?

Pour plus d’informations sur l’accident nucléaire de Fukushima et pour retrouver les sources scientifiques, lisez nos articles :
Fukushima : réalité et désinformation
Cancers à Fukushima ?
Et si les radiations étaient bonnes pour vous ?

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