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Le bain de sang social chez Proximus va précipiter 1.900 personnes dans la précarité. Le plus scandaleux est que ce même Proximus annonce vouloir engager 1.250 autres personnes. Il est temps de désigner les vrais coupables.

L’indignation est à son comble. Mais les « indignés » sont de fieffés hypocrites.


En tête, Elio Di Rupo. Proximus se veut une société privée. Très bien, sauf qu’elle s’est bâtie sur un service public existant (Régie des Télégraphes et Téléphones), dont toute l’infrastructure a été payée par le contribuable.

Et qui est à la base de la privatisation de la RTT, devenue entre-temps Belgacom ? Elio Di Rupo, en 1995, à l’époque où il était ministre des Télécommunications et des Entreprises publiques.

Toute la carrière de Di Rupo est bâtie sur son allégeance au capitalisme de connivence !

Les preuves :

  • 1995 : Privatisation de Belgacom – Elio Di Rupo, Ministre des Communications et des Entreprise publiques
  • 1995 : Privatisation de la Sabena (avec au bout du décompte la faillite de la Sabena) – Elio Di Rupo, Ministre des Communications et des Entreprises publiques
  • 1995 : Privatisation de la banque SNCI – Elio Di Rupo, Vice-Premier Ministre du gouvernement Dehaene (CVP)
  • 1995 : Privatisation de la banque INCA – Elio Di Rupo, Vice-Premier Ministre
  • 1996 : Privatisation du Crédit Communal (l’actuel Dexia après fusion) – Elio Di Rupo, Vice-Premier Ministre
  • 1998 : Privatisation totale de la CGER, devenue Fortis après regroupement – Elio Di Rupo, Vice-Premier Ministre
  • 1999 : Libéralisation de nombreux secteurs de La Poste – Elio Di Rupo, Ministre en charge du secteur
  • 2000 : Privatisation de la banque OCCH – Elio Di Rupo, Président du PS participant au gouvernement Verhofstadt
  • 2003 : Libéralisation du fret ferroviaire de la SNCB – Elio Di Rupo, Président du PS participant au gouvernement Verhofstadt
  • 2004 : Belgacom est coté en bourse – Elio Di Rupo, Président du PS participant au gouvernement Verhofstadt
  • 2004 : Privatisation du BIAC, activités aéroportuaires – Elio Di Rupo, Président du PS participant au gouvernement Verhofstadt
  • 2004 : Rentre au conseil d’administration de la banque Dexia

Di Rupo, démolisseur de l’économie belge

C’est bien le PS, en la personne de Di Rupo, qui a démantelé le secteur public et l’a livré au secteur privé. Cette liquidation, notamment des télécommunications, a été bricolée par de pathétiques amateurs. Avec pour résultat que Belgacom, puis Proximus, ont hérité de tous les défauts d’un service public additionnés à ceux du secteur privé.

Aujourd’hui, la patronne de Proximus, Dominique Leroy, licencie quelque 1.900 personnes, tout en voyant gonfler son salaire (qui n’était pas triste : 936.903 euros brut) de 8,2 %.

En 2017, Proximus a réalisé un chiffre d’affaires de 5,8 milliards, grâce à ses 2,036 millions d’abonnés au téléphone fixe) ; 3,552 millions d’abonnés au téléphone mobile ; 1,847 million d’abonnés aux service Internet ; 1,56 million d’abonnés à Proximus TV.

Un personnel méprisé et exploité

Jeter près de 2.000 personnes à la rue relève du mépris. Surtout quand on apprend que Proximus compte engager 1.250 employés à leur place. Autant dire que le personnel actuel est incompétent (on ne pouvait pas le recycler ?) et… trop cher.

Car à quelles conditions salariales seront engagés les 1.250 nouveaux employés ? Sous quel statut précaire ?

Preuve est faite que Mme Leroy ne se soucie ni de son personnel, ni de ses abonnés : elle est là pour faire plaisir à ses actionnaires, qui veulent toujours plus de dividendes. Et qui, pour certains, iront planquer leur fric dans les paradis fiscaux. Cela s’appelle une perte sèche pour la richesse de l’Etat belge et de ses citoyens…

La dictature gauchiste

Les travailleurs ne peuvent plus confier leur sort, tant aux syndicats (qui laissent faire) qu’aux partis traditionnels. On en trouve un exemple dans cette interview indécente d’un ponte du PS, Ahmed Laaouej. Les intervieweurs le laissent débiter des banalités, des mensonges et de fausses indignations. Pas étonnant : Jean-Pierre Jacqmin, directeur de l’information sur la RTBF, appartient à cette gauche menteuse et dictatoriale. Et le journaliste du Soir, David Coppi, émargeait naguère à la caisse du PS. La propagande socialiste est entre de bonnes mains – n’hésitez pas à partager cette vidéo et cet article !

Au-delà de toutes les combines politiciennes et des liens entre les PS, MR et CDH avec les champions du capitalisme de connivence, nous pensons d’abord aux personnes licenciées par Proximus, à leurs familles plongées dans l’angoisse des lendemains.

A.D.

 

 

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