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Nous ne méritions pas ça ! Tous les ans, l’organisation Transparency International évalue le degré de corruption dans 180 Etats répartis dans le monde. La Belgique se classe en 17 ème position, ce qui devrait nous réjouir. Mais c’est, de loin, le plus mauvais résultat en comparaison avec les deux partenaires du Benelux (Pays-Bas, Luxembourg) et derrière des pays tels que la Suède, le Danemark, l’Allemagne, l’Autriche, Singapour ou la Nouvelle-Zélande, qui apparaît comme le pays le moins corrompu au monde.

Il faut bien reconnaître que nous l’avons mérité. Ou plus exactement qu’en laissant faire les politiciens et l’establishment autour d’eux, nous descendons, année après année, dans le clan des pays européens les plus corrompus…

Quelques exemples récents :

1. L’AFFAIRE CHODIEV, DITE « KAZAKHGATE ». La récente inculpation d’Armand De Decker (ex-MR) peut donner l’impression que l’affaire est classée. Pas du tout ! Il s’agit d’une véritable toile d’araignée dont le tissage remonte à 1997, lorsque Serge Kubla, bourgmestre MR de Waterloo, a ouvert un compte en Suisse, sur lequel le « Trio Kazakh » (Chodiev, Ibragimov et Mashjevitch) aurait su se montrer généreux. Nous vous épargnerons la description de l’imbroglio que représente cette affaire de corruption. On y retrouve tout le gratin du MR, y compris Didier Reynders, Jonathan Biermann, Olivier Chastel et quelques sous-fifres. Liens avec Nicolas Sarkozy, lois votées dans la précipitation et en violation des règles habituelles dans ce domaine et, bien sûr, sommes impressionnantes passant de main à main : tout y passe. Une chatte n’y retrouverait plus ses jeunes et il faut bien dire que la justice belge n’a pas déployé des efforts gigantesques pour débroussailler cette jungle délétère. On sait qu’en Belgique, les procès concernant les politiciens se terminent autour d’une table discrète, dans des lieux fréquentés par l’establishment – et loin des palais de justice. Une chose est claire : Armand De Decker apparaît comme le fusible, sacrifié par le MR pour tenter de se redonner une vertu. Il n’en reste pas moins que le MR est enfoncé jusqu’au cou dans le bourbier kazakh. Un vrai kazakh-choc bleu-rouge-orange. Notre photo montre Kubla, décoré par Paul Magnette (PS), sous l’oeil attendri de Maxime Prévot (CDH) et du ministre Marcourt (PS). Tous les partis sont bien complices !

2. L’AFFAIRE DE LA SMAP. Fondée en 1919, la Société Mutuelle des Administrations Publiques (SMAP) était une société coopérative, transformée en société anonyme (2008). La SMAP avait déjà reçu quelques chocs, et certains n’hésitent pas à prétendre qu’André Cools fut assassiné (18 juillet 1991) pour l’empêcher de révéler les magouilles, devenues le quotidien de l’assureur des fonctionnaires. L’enquête sur les pratiques discutables de la SMAP pointa du doigt Léon Lewalle. Il fut condamné en 2004 pour avoir détourné d’importantes sommes d’argent. Le parquet évoquait du blanchiment d’argent, des investissements dans des sociétés luxembourgeoises, entre 1997 et 2004. Pour sa défense, Lewalle publia un livre « Je valais 3 milliards » (2008). Personne ne semble savoir où ils sont passés… Les tribunaux ont fait traîner les choses et « réalisé un toilettage parmi les préventions » (RTBF, 29/03/2018). Un « toilettage » a faire frémir d’envie les producteurs de produits de nettoyage : finalement, deux prévenus ont été totalement acquittés, deux autres ont bénéficié de la prescription des faits. Quant à Léon Lewalle, le tribunal a retenu le blanchiment d’une somme de 1.709.945 euros ainsi que l’organisation de son insolvabilité avec son épouse et sa fille en constituant une société dont sa fille était la gérante, et ce afin d’éviter qu’Ethias ne saisisse un immeuble. Rien que ça ! Et cela vaut, selon le tribunal toilettant : six mois de prison et une amende de 12.000 euros. Le préjudice réclamé par Ethias a été limité à un euro provisionnel. En Belgique, frauder est un plaisir, surtout si l’on appartient à gaz mouvance socialiste…

3. L’AFFAIRE YVES LETERME. Depuis 2014, l’ancien Premier Ministre CD&V est secrétaire général de l’institut intergouvernemental pour la Démocratie et l’Assistance Electorale (IDEA). Une sinécure établie à Stockholm (Suède). Selon l’agence Belga (9/5/2018), il est rémunéré pour cette fonction 14.500 euros par mois, montant en principe exempté d’impôt en raison de son statut de fonctionnaire international. Mais fin 2016, le fisc belge a imposé ce salaire au pro rata des jours prestés par Yves Leterme hors de la Suède. Le montant des impôts que Leterme a dû payer au fisc belge lui a été remboursé par IDEA ! Selon une lettre anonyme, le montant remboursé serait de 45.861 euros. Chiffre contesté par Yves Leterme, mais l’essentiel n’est pas là. Légal ou pas, le fait de ne pas payeir d’impôts sur un salaire mensuel de 14.500 euros, cela n’arrive que dans les milieux de la politique traditionnelle !

4. L’AFFAIRE MATHOT. C’est presqu’une saga familiale. Après Guy (PS), le père, Alain, le fils (PS), se retrouve en délicatesse avec la justice. Entre autres questions à résoudre, le parquet a retenu le fait qu’Alain Mathot aurait reçu 200.000 euros de pots-de-vin, dans l’affaire Intradel-Uvelia.

Ce sont là quelques-uns des scandales émaillant la Belgique d’aujourd’hui. Excellent pour notre réputation à l’étranger. On l’a vu : TOUS les partis traditionnels sont impliqués et joyeusement complices !

Le PARTI POPULAIRE se fait un devoir et un honneur de présenter des comptes en ordre. La plupart de ses membres ne sont pas rémunérés. Le parti s’engage à respecter cette éthique à tous les niveaux de pouvoir auxquels il accèdera, dès les élections communales d’octobre 2018.

D.K.

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