Print Friendly

Un véritable vomitif! On ne peut que qualifier de cette manière les « témoignages » de Bénédicte Bayer devant les commissaires de la Commission du parlement wallon, qui se sont auto-proclamés « nettoyeurs » de Publifin, alors que ces partis (PS – CDH – MR et Ecolo) ont le doigt dans la confiture dans toutes les intercommunales wallonnes et bruxelloises…

La présidente de la Commission parlementaire Olga Zrihen (à gauche) et Bénédicte Bayer, des apparatchiks du même parti, le PS. Ce parti est en train de circonscrire l’incendie; la présidence n’aurait jamais du être confiée à Madame Zrihen, une autre cumularde du parti des corrompus…

Ainsi donc, la directrice de Publifin, Bénédicte Bayer (photo de tête – Cumuleo), gagne plus de 22.000 EUR brut par mois chez Publifin où elle est salariée à mi-temps (en fait 1/5e temps), et surtout dans Nethys, où elle est « indépendante » et l’âme damnée du grand organisateur: Stéphane Moreau. Ce sont ses revenus de 2014. On peut donc penser que – malgré le refus de cette dame de communiquer son salaire à la Commission parlementaire – elle gagne quelques 13.000 EUR net par mois aujourd’hui. C’est au moins 10 fois plus que le salaire d’un ouvrier, contrairement à sa « boutade » (« je travaille beaucoup et gagne à l’heure ce que gagne un ouvrier de l’intercommunale »). Elle a du répondant, Bayer et la même brutalité que son patron direct, Stéphane Moreau, l’homme à la chienne bien nette…

Si nous étions aux Etats-Unis, l’attitude incroyablement arrogante de Bénédicte Bayer et ses refus devant la Commission parlementaire, l’eussent menée tout droit en prison. En Wallonie, le PS nargue les parlementaires et les citoyens. La présidente de la Commission Olga Zrihen, cumularde du PS elle-même (Cumuleo), exige du député Crucke (MR) qui signale à la directrice qu’elle peut passer « l’historique de l’intercommunale », de « témoigner du respect » pour Bénédicte Bayer! Du respect pour une directrice qui refuse de répondre aux questions!?

Cette dame, créature du PS, qui participe à la hiérarchie provinciale du parti des corrompus, refuse de répondre aux parlementaires et leur dit – à propos de nominations à l’aéroport de Liège – qu’ils « n’ont qu’à vérifier eux-mêmes ». Incroyable impudence!

La syndicaliste de la CGSP, Christiane Planus, et sa collègue de la CSC ont vertement critiqué la bande à Moreau, en commençant par B. Bayer. Christiane Planus ne veut plus entendre parler du PS, même si son coeur reste à gauche…

L’audition le même jour des deux déléguées syndicales, Christiane Planus (CGSP) et Olivia Gabriel (CSC) laissaient bouche bée devant le mépris affiché par Moreau et Bayer envers les travailleurs, ainsi que la violence des rapports avec le personnel dans cette sale boîte. Il n’y a pas d’autres mots pour qualifier Publifin et sa filiale Nethys, privatisée par Moreau et le PS, avec la collaboration active d’Ecolo (Jean-Marc Nollet). voir video

Que Madame Bayer traite les membres du personnel de l’intercommunale de « branleurs de mouches » pour signifier son mépris total, passe encore. Mais que Stéphane Moreau menace la déléguée syndicale CGSP (représentant 1.000 travailleurs) en disant à Bayer et au directeur des Ressources humaines présents à la même réunion « qu’ils avaient intérêt à surveiller » la déléguée syndicale, c’est à peine croyable.

L’arrogance et la brutalité de Moreau, ses chipotages dans l’intercommunale et ses filiales lui font mériter la porte immédiatement, chez Nethys et dans toutes les filiales. Buiten!

Grâce aux deux sympathiques syndicalistes, on sait que Moreau contrôle tout, y compris chez Publifin qu’il a soi-disant quitté en 2013. « Bayer appelle Moreau pour tout. C’est lui qui décide. Elle lui téléphone même en séance » pour savoir ce qu’elle doit faire.

Interrogée sur le choix de Raphaëlle Marcourt, jeune avocate sans expérience mais fille du ministre Jean-Claude Marcourt (PS) pour « aider l’intercommunale à se mettre en ordre », Bénédicte Bayer nie avoir dit selon plusieurs sources internes: «  »C’est le seul soutien de Stéphane (Moreau – Ndlr), on peut bien faire travailler sa fille! On n’est pas à 50.000 EUR près ».

Dany Weekers, l’élégant consultant, patron de BeTV et fondateur de Canal plus, était aveuglément suivi par Moreau. Les pertes du « pôle Media » de Nethys sont conséquentes. Ce sont les communes (et les citoyens) qui paient…

Tout cela n’est rien à côté des centaines de millions transférés de l’activité intercommunale rentable de la filiale RESA (électricité et gaz) vers les aventures (et les pertes!) de Voo et les prises de participation dans des organes de presse. Il y a au bas mot 300 millions d’EUR de réduction de dividendes pour les communes et donc de coûts supplémentaires pour les citoyens des communes liégeoises, qui sont le fruit des initiatives illégales de Moreau. Il s’est lancé tête baissée dans des aventures qu’il ne comprend pas mais qui lui sont soufflées par son « conseiller » en la matière, Daniel Weekers (groupe Défi), un consultant à 60.000 EUR par mois.

Une seule solution, celle prônée par le Parti Populaire:

– expulser l’ensemble de la hiérarchie de l’intercommunale,

– y nommer des directeurs administrateurs « techniques » non affiliés à un parti quelconque,

– vendre Nethys et les filiales aventureuses après avoir liquidé sa direction pour faute grave, sans indemnités, et rembourser les communes des moins-values dues à la politique de Moreau et des trois partis traditionnels PS – MR – CDH au sein de Publifin-Nethys, rapatrier les entités valables au sein de Publifin,

– faire suivre en justice toutes les « fautes » susceptibles d’une action judiciaire,

– légiférer pour interdire que les intercommunales puissent créer des filiales privatisées qui échappent à tout contrôle, en revenant sur le décret wallon scélérat imposé par le PS et le CDH avec l’aide d’Ecolo, qui permettait à Moreau de « détacher son wagon » et de faire n’importe quoi.

Quelle pitié, cette région!

L.R.

Commentaires