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Jean-Claude Marcourt, Vice-président PS du gouvernement wallon et de la Communauté française, a salué sans aucun doute avec soulagement ce jeudi midi, en son titre de président de la fédération provinciale du PS liégeois, la démission d’André Gilles (PS) à la province de Liège. « Ce faisant, André Gilles choisit de privilégier l’institution et, à travers elle, les agents qui la font vivre », estime M. Marcourt.

En vrai socialiste, Marcourt cherche à imposer des solutions qui ne marche pas...
Soulagé, Marcourt! André Gilles démissionne de tout.

La Fédération provinciale du Parti Socialiste se réunira dans les prochains jours pour envisager sa succession.

M. Gilles a annoncé jeudi, peu avant son audition en commission d’enquête du parlement wallon, qu’il démissionnera le 31 mars prochain de la présidence du collège provincial ainsi que du conseil provincial, soit le lendemain de l’assemblée générale de Publifin qu’il présidera une dernière fois avant de démissionner également du conseil d’administration.

En voilà un de parti! 

Le procès-verbal très explicite du Commissaire Stas, de la PJ de Liège

Il faut dire que la stupidité d’André Gilles et de Stéphane Moreau est insondable : alors qu’ils étaient soi-disant « en congé de maladie », ils seraient – semble-t-il- allés « au bureau » chez Publifin, le mercredi 22 février, pour nettoyer les armoires, faire disparaître quelques pièces gênantes et sans doute en forger quelques unes, pour couvrir les questions de la Commission spéciale du Parlement wallon. Selon le Commissaire judiciaire Jacques Stas de la police judiciaire de Liège, « ils auraient réalisé et fait réaliser (!) toute une série de documents demandés par la Commission d’enquête parlementaire, et qui n’existaient pas ». André Gilles dans un communiqué maintient qu’il était « cloué au lit » le 22 février dernier et ne s’est pas présenté dans les bureaux de Publifin-Nethys… Mais sa déclaration à la Commission laisse entendre qu’il était bien là, mais « n’avait pas fait de faux ».

Une remarque cependant: il a fallu 8 longs jours (le PV est daté du 1er mars) pour faire suivre l’affaire à la Commission parlementaire, alors que les compères auraient été occupés à « toiletter » leur dossier avec des faux! Etonnant!

La directrice, Bénédicte Bayer aurait aidé au « toilettage » des pièces le 22 février…

La révélation qu’ils avaient été aidés de deux secrétaires de confiance, celle de la directrice, Bénédicte Bayer, et d’une autre responsable, une certaine Madame Hougardy, et que « des dossiers auraient été emportés vers une destination inconnue » montrent qu’il était plus que temps de faire une perquisition… La Commission parlementaire avait demandé au magistrat qui les accompagne de les organiser chez Nethys-Publifin.

Le parquet général va devoir prendre des mesures sérieuses pour éviter que la dissimulation continue. Il est souhaitable que les deux compères passent quelque temps en préventive: sinon, ils pourraient continuer à faire le ménage et à faire disparaître certaines pièces…

P.H. et L.R.

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