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Au-delà de Nethys, Ecetia et les filiales privées les plus connues de Publifin, la presse commence à exhumer les données sur les autres sociétés de la nébuleuse. Ce n’est pas simple de connaître les rémunérations des administrateurs, puisque les rapports annuels (en Belgique) ne donnent que des montants globaux, et pas le détail de chacun. Trois autres filiales de Publifin ont été remarquées et d’autres vont suivre; avec très probablement des scandales dans le domaine de l’énergie, des pseudo-renouvelables et des certificats verts.

André Gilles (à gauche) et le fils Mathot (à droite) entourant Jean-Claude Marcourt. La Commission d’enquête a du pain sur la planche…

On retrouve le même principe de base: on se sert largement pour ne rien faire… De très gros honoraires aux mandataires politiques wallons qui y siègent.

EDF Luminus, anciennement SPE, société issue des magouilles d’André Cools et de Guy Mathot, la SOCOFE, et Publipart qui implique les socialistes flamands de la commune de Gand. La présence d’élus SPA parmi les profiteurs a fait dire à la NVA, que les socialistes sont tous les mêmes. Qui peut leur donner tort?

Si la Commission parlementaire fait son travail, on va découvrir des choses chez EDF Luminus, Ecetia etailleurs, sans aucun doute, dans le domaine du pseudo-renouvelable et des certificats verts

Ces 3 sociétés versent de très beaux montants à leurs administrateurs, dont plusieurs élus politiques venant d’un peu partout en Wallonie.

Ainsi, la SOCOFE a reversé 480.000 euros à ses 25 administrateurs en 2015, soit une moyenne de 19.000 euros brut annuels pour chaque mandataire.

Chez Publipart, un holding semi-public, le constat est le même. Là, ce sont 360.000 euros qui ont été partagés entre 17 administrateurs, soit un peu plus de 21.000 euros brut par an pour chacun des membres du conseil d’administration.

Enfin, chez EDF Luminus, où Publifin a des parts, 17 administrateurs se partagent 800.000 euros, soit une moyenne de 47.000 euros par administrateur.

On y retrouve les « grands noms » de la gestion publique en Wallonie: le socialiste André Gilles qui préside le Conseil de Socofe et Publipart (ainsi que Publifin et Nethys)… mais aussi ses compagnons de magouilles: le MR Georges Pire (Votez Pire, c’est meilleur!), Alain Mathot (évidemment!), Stéphane Moreau (non!? Si!), Dominique Drion (le président du comité de déontologie du CDH) ou Jacques Vandebosch.

Et puis il y a tous les autres… Le conseil d’administration de la SOCOFE comprend notamment des mandataires communaux comme les socialistes Maurice Bayenet de Dinant, Jean-François Escarmelle de Cuesmes ou Marc DeConinck, bourgmestre socialiste de Beauvechain ainsi que l’échevin MR de Charleroi Cyprien Devilers ou la MR Valérie Debue, échevine à Nivelles.

Le profiteur Tom Balthazar, flamand, mais socialiste… échevin à la ville de Gand. La maladie de ce parti passe la frontière linguistique

Chez Publipart, Tom Balthazar, échevin SP.A à Gand est sous les projecteurs dans la presse flamande. La maladie atteint beaucoup moins la Flandre. Au moins les administrateurs flamands prestent-ils apparemment toujours et n’ont leurs jetons de présence que lorsqu’ils sont présents. C’est déjà ça…

Il y a plus de 30 ans que l’on parle de « rationaliser » les intercommunales wallonnes, et RIEN n’a jamais été fait. Curieux, non? Et tout à coup, « tout le monde se met en ordre ». Serait-ce la peur de se voir balayés aux élections communales l’an prochain? 

C.T.

 

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