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Fallait-il écarter le rappeur Damso de la promotion pour l’équipe belge de football ? Mauvaise question. La seule qui tienne : qu’est-ce qui a pris à l’Union belge de choisir un personnage aussi peu emblématique de la Belgique, même multiculturelle ?

Il suffisait de se renseigner, d’écouter les paroles de ses précédentes éructations pour s’apercevoir qu’il y avait un problème. Le rap est à la musique ce que le tweet est à la littérature : il permet d’exprimer les opinions les plus ignobles, depuis une apologie du nazislamisme jusqu’à l’antiféminisme le plus insultant. Les beaux esprits parlent de « censure », de « liberté d’expression ». Ces beaux esprits qui préconisent le boycott du Parti Populaire dans les médias, mais qui se pâment à l’écoute de textes présentant la femme comme un objet sexuel frelaté.

Fallait-il que les irresponsables de la Ligue belge de Football aient poussé sur la bobine pour demander à Damso d’écrire « l’hymne » de l’équipe belge ! En attendant, la seule gagnante de cette misérable affaire, c’est la maison de disques qui s’est vu offrir une pub gratuite… Et cela aura permis à une certaine presse de tartiner sur un faux événements, comme s’il ne se passait rien de plus important sous le ciel belge.

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