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Cette lettre nous est parvenue par voie électronique. Cela fait des années que nous connaissons Madame Vossen. Ses avis sont marqués au sceau du bon sens et nous apprécions son souci de voir l’enseignement redresser la tête. C’est pourquoi, avec son autorisation, nous vous partageons ce texte d’une citoyenne réellement démocrate.  

    Une nouvelle année scolaire commence avec ses nouveaux programmes,
    nouveaux cours, nouvelles remédiations… nouveaux « progrès » pour
    l’enseignement?
    Au même moment les entreprises se plaignent de ne pas trouver le
    personnel dont elles ont besoin, personnel suffisamment bien formé pour
    pouvoir s’adapter aux progrès techniques.
    Pendant que certains se réjouissent – on va enfin bien former les jeunes –
    en Flandre, le Professeur Wouter Duyck s’indigne: on invente des cours
    « permettant aux jeunes de se former aux réalités et progrès de la vie en
    société » mais on ne leur donne pas les BASES ni l’esprit critique qui leur
    permettraient de s’adapter à la vie tout court. Comment un jeune qui ne
    sait ni lire ni écrire ni calculer ni raisonner correctement pourrait-il
    progresser en quoi que ce soit?
    L’année scolaire écoulée j’ai vu des pages de cours  que les élèves ne
    comprenaient pas et bloquaient par coeur, qu’ils étaient incapables de
    résumer, dont ils ne voyaient pas l’utilité… et moi non plus! Je
    précise que ces cours venaient aussi d’écoles supérieures.
    On construit des buildings virtuels monstrueux sans fondations, sans BASE…
    et on s’étonne ensuite de ne pas trouver les jeunes capables de s’adapter à
    l’évolution de la société?!
 
    Oui, la situation s’aggrave chaque année et je ne suis pas naïve au
    point de croire que 2018-2019 verra un tournant utile: les « pédagogues
    scientifiques » se donnent autorité en parlant par exemple de la Finlande…
    ne se renseignent pas sur l’évolution réelle en Finlande (!!), ne mettent
    pas les pieds dans une classe, n’interrogent pas le monde du travail ni les
    enseignants…
    Sous prétexte d’égalité des chances – que l’on « confond » avec l’égalité des
    dons -, d’enseignement démocratique de haut niveau,  on ne donne de réelle
    chance à aucun élève – j’observe que ceux qui « réussissent » ont le plus
    souvent des parents capables de les aider – et l’enseignement est de moins
    en moins démocratique.
    Quand reviendra-t-on à l’essentiel? Aux BASES qui permettent à chaque
    enfant de progresser, de se former dans son intérêt comme dans l’intérêt
    du pays?
    Mia Vossen
    (adresse connue de la rédaction)

 

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