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La Tunisie tire la sonnette d’alarme, tant le nombre de Tunisiens rentrant de Syrie est important. La Russie surveille de près les retours dans les républiques du Caucase. Trois retours sont signalés en Belgique. En France, deux « Français » comparaissent ce mardi devant le tribunal correctionnel de Paris, pour association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes. Ils ont été interpellés en 2013 après un séjour en Syrie. Eux assurent qu’ils n’ont jamais fait partie d’un groupe jihadiste, mais ont combattu aux côtés des rebelles de l’Armée libre syrienne, soutenue par la France.

Ils ont fait partie des premiers Français partis rejoindre la Syrie. Deux amis comparaissent libres ce mardi devant le tribunal correctionnel de Paris. Deux hommes poursuivis pour association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes. Le tribunal va devoir déterminer s’ils ont bien fait partie de d’un groupe terroriste, car leur parcours est pour le moins flou.

La deuxième "campagne d'Europe" des jihadistes européens concentrés à Raqqa va commencer dès que Mossouo sera réellement menacé. Ce n'est pas encore le cas.
Les jihadistes de retour entamerons certainement une « campagne d’Europe », lorsque les fiefs de Daesh seront sous pression… Merci à nos dirigeants de les avoir autorisés à rentrer… 

Ils ont rejoint la Turquie en août 2012 pour, avancent-ils, « des raisons humanitaires ». À l’époque, l’État islamique n’existait pas. Les deux amis, originaires d’Ile-de-France, sont de retour en France deux mois après leur départ, en octobre. L’un d’eux, âgé de 23 ans aujourd’hui, est revenu chez lui avec une blessure par balle. Son ami rentre, lui, quelques jours plus tard. Ils sont finalement interpellés en janvier 2013. Ils affirment alors être parti en Turquie pour faire de l’humanitaire mais l’enquête va rapidement démontrer qu’ils sont bien entrés en Syrie. Mensonge, mensonge…

Les deux Français maintiennent qu’ils n’ont pas combattu, mais la blessure à la jambe d’un des deux suspects, transpercée par une balle, interpelle les enquêteurs, de même que la découverte d’une photo de son ami en treillis, près d’une batterie aérienne.

Coincés par les interrogateurs, les deux prévenus assurent alors avoir rejoint l’ASL, l’Armée libre syrienne, soutenue par la France, qui combat le régime de Bachar Al-Assad. Ils affirment qu’ils n’ont jamais fait partie d’une faction jihadiste. Toute la difficulté du tribunal est là: sans aucune preuve, comment déterminer quel groupe les deux amis ont rejoint il y a plus de quatre ans? Ils encourent en tout cas jusqu’à 10 ans de prison.

Cela sera la même chose en Belgique dans les mois qui viennent. Tous les jihadistes qui rentreront, raconteront des fables, que la Sûreté sera bien incapable de vérifier. Merci à Charles Michel et son gouvernement d’avoir décidé que les jihadistes devaient garder le loisir de rentrer en Belgique. Pour rappel, le député fédéral du Parti Populaire, Aldo Carcaci, avait déposé une proposition visant à leur interdire le retour, mais le « padamalgam » naïf de Charles Michel a triomphé. Bon retour en Belgique!

C.T.

 

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