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En 2017, les CPAS ont payé 940 millions d’euros en revenus vitaux. De cette somme colossale, 409 millions sont allés à des non-Belges, soit 43,5 % du total – et il convient de remarquer que les personnes détenant une double nationalité sont cataloguées comme « belges ». Un bénéficiaire belge coûte en moyenne 3.915 euros à la sécurité sociale ; cela monte à 7.006 euros pour un non-Belge. 

Ces chiffres ont été fournis à la Chambre par Denis Ducarme (MR), ministre fédéral des Classes moyennes, des Indépendants, des PME, de l’Agriculture et de l’Intégration sociale – ce qui s’appelle mélanger les pommes et les poires…

Selon cette même source ministérielle, le revenu vital est allé, en 2017, à 72.659 personnes en Wallonie ; 30.694, à Bruxelles et 32.285, en Flandre.

En d’autres termes, le revenu vital concerne 1 Bruxellois sur 25 ; 1 Wallon sur 45 et 1 Flamand sur 185.

Ces chiffres sont à rapprocher de ceux des fraudes aux aides, de plus en plus détectées : travail au noir, tout en touchant des allocations, appartements sociaux attribués à des Belges à double nationalité et détenant une ou plusieurs maisons au Maroc, etc… Selon le ministre de l’Emploi, Kris Peeters (CD&V), plus de 3.500 fraudes au chômage auraient été décelées en 2017.

Autre chiffre à rapprocher de ceux des aides sociales : en 2017, 22.415 Wallons se sont rendus en Flandre pour y trouver du travail, une augmentation de 33 % par rapport à 2016 et plus d’un doublement au vu du chiffre de 2009, soit 10.500 personnes (ces chiffres sont fournis par le ministre flamand de l’Emploi, Philippe Muyters).

Pour parler clair : contrairement à ce que disent les gouvernements wallons (MR/CDH) et Bruxellois (PS/CDH/DéFI), il ne se crée pas assez de nouvelles entreprises créatrices d’emploi dans ces deux régions.

Dans son programme, le PARTI POPULAIRE prévoit de remettre de l’ordre dans le pays, et notamment dans la distribution des aides sociales. Celles-ci doivent revenir d’abord à celles et ceux qui ont cotisé à la Sécurité sociale et que des circonstances indépendantes de leur volonté (fermetures d’entreprise, délocalisations, jeunes diplômés expulsés des listes de chômage par la faute du gouvernement Di Rupo, etc) ont amenés vers le CPAS. La priorité doit revenir aux citoyens belges, y compris pour l’attribution de logements sociaux et d’aide aux handicapés.

A.D.

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